Mélisse bio

Nom latin:

Melissa officinalis L

Autre Nom:

N.C.

Origine:

France, Bulgarie, Hongrie

Partie de la plante extraite:

feuille

Famille:

BOTANIQUE

Lamiaceae

MOLECULAIRE

beta caryophyllène 23%germacrène D 33%néral 16%

BIOCHIMIQUE

Sesquiterpènes, aldéhydes

ENERGETIQUE

Huile essentielle négativante, apaisante

OLFACTIVE

NC

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

Camomille romaine, orange douce, verveine du Yunnan, lavande vraie

HISTORIQUE

Théophrastus von Ephesos la mentionne dans son ouvrage historia plantarum, dès 300 avant J.C. Et dit que « le propre de la mélisse est de réjouir le coeur, échauffer et fortifier les esprits vitaux ». C’est en 1611 que les carmélites d’un monastère à Paris, distillèrent pour la première fois ce qui ce qui s’appellera désormais « l’eau de mélisse des Carmes ». Il s’agissait de distiller un macérât alcoolique composé de mélisse fraîche, zeste de citron, écorces de cannelle, clous de girofle, noix de muscade, coriandre, angélique, pour le plus grand bien des personnes émotives ayant fait un malaise.

Description Botanique:

C’est une plante herbacée, robuste, se présentant en touffes, plante vivace aimant les lieux frais. Les tiges peuvent atteindre 70 à 90 cm de hauteur. Les feuilles sont souvent recouvertes de poils sur la face supérieure, d’aspect gaufré, rageuses au toucher. Odeur citronnée « fine et fugitive » lorsqu’on froisse les feuilles entre les doigts. Les fleurs obtenues après la deuxième année de végétation, ont une forme de clochette velue, couleur de blanc à lilas. C’est une huile essentielle très rare très chère et précieuse.
C’est une plante herbacée, robuste, se présentant donc en touffes, plante vivace aimant les lieux frais. Les tiges peuvent atteindre 70 à 90 cm de hauteur. Les feuilles sont souvent recouvertes de poils sur la face supérieure, d’aspect gaufré, rageuses au toucher. Odeur citronnée « fine et fugitive » lorsqu’on froisse alors les feuilles entre les doigts. Les fleurs obtenues après la deuxième année de végétation, ont une forme de clochette velue, couleur de blanc à lilas. C’est donc une huile essentielle très rare très chère et précieuse.
Découvrez aussi toutes les huiles essentielles pures HEBBD de la maison Ômsens ! Toutes proviennent donc de l’agriculture biologique certifiée. Nos produits sont donc certifiés Bio selon les chartes Bio Cosmétiques Ômsens et AB Parfum d’ambiance Ômsens.

Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Les contextes dans lesquels la mélisse est citée — hépatite C, lithiase biliaire, épilepsie — relèvent tous d’une prise en charge médicale spécialisée. L’épilepsie en particulier nécessite un traitement dont l’interruption ou la modification sans avis neurologique peut mettre la vie en danger.

Molécules actives et mécanismes d’action

Le citronellal

Le Traité range la mélisse officinale — qu’il précise « vraie » — parmi les huiles essentielles porteuses de citronellal, dans la section que son chapitre immunitaire consacre aux aldéhydes terpéniques. L’extrait ne détaille pas ici le mécanisme immunitaire invoqué.

Les citrals et l’effet anti-nociceptif

Dans le chapitre consacré au système nerveux, la mélisse figure dans la section traitant de l’effet anti-nociceptif des citrals — c’est-à-dire de leur action sur la perception de la douleur. Les citrals désignent un couple d’aldéhydes terpéniques isomères, le néral et le géranial. C’est à cet endroit précis que le Traité mentionne le caractère rare et coûteux de cette huile essentielle.

Propriétés antispasmodiques et anti-inflammatoires

L’ouvrage attribue à la mélisse des effets antispasmodiques et anti-inflammatoires, formulés au titre de propriétés reconnues plutôt que de résultats expérimentaux précis.

Ce que montrent les études, système par système

Note de lecture. Aucune des données ci-dessous ne provient d’un essai clinique mené chez des patients. L’activité antivirale a été observée sur un virus de substitution en laboratoire ; les effets anticonvulsivants ont été obtenus sur des modèles animaux ; les propriétés biliaires sont énoncées comme des propriétés attribuées, sans étude rattachée. Ces distinctions sont conservées dans tout ce qui suit.

Système digestif — foie et hépatite C

Des études ont utilisé le virus de la diarrhée virale bovine (BVDV) comme modèle pour évaluer l’activité antivirale des huiles essentielles contre le virus de l’hépatite C. Dans ce cadre, les huiles essentielles de mélisse (Melissa officinalis) et de citron (Citrus limon) ont montré une activité virucide contre le BVDV, ce qui suggère un potentiel contre le virus de l’hépatite C.

Ce résultat appelle une lecture rigoureuse. Le BVDV n’est pas le virus de l’hépatite C : c’est un virus apparenté, utilisé comme substitut expérimental parce qu’il se cultive plus facilement en laboratoire. Une activité virucide sur ce modèle constitue une piste de recherche, en aucun cas une efficacité démontrée contre l’hépatite C chez un patient. Le Traité lui-même emploie le verbe « suggérer ».

Système digestif — vésicule et voies biliaires

Dans la section consacrée à la lithiase biliaire, le Traité indique que l’huile essentielle de mélisse, connue pour ses effets antispasmodiques et anti-inflammatoires, peut aider à soulager les douleurs associées aux troubles biliaires. Il s’agit d’une indication symptomatique — la douleur — et non d’une action sur les calculs eux-mêmes. Aucune étude n’est rattachée à cette mention dans l’extrait.

Système nerveux — épilepsie

Le Traité rapporte que la mélisse est utilisée traditionnellement pour traiter l’épilepsie et qu’elle a démontré des effets anticonvulsivants dans des modèles animaux.

Cette formulation doit être lue avec la plus grande attention. Un usage traditionnel n’est pas une preuve d’efficacité, et un effet anticonvulsivant observé chez l’animal ne se transpose pas à l’épilepsie humaine. Aucun essai clinique n’est cité. L’épilepsie est par ailleurs une pathologie où l’automédication est particulièrement dangereuse : plusieurs huiles essentielles sont au contraire réputées convulsivantes, et l’interruption d’un traitement antiépileptique expose à un état de mal épileptique potentiellement mortel.

Système immunitaire

La mention est ici strictement biochimique : la mélisse officinale figure parmi les sources de citronellal recensées dans la section consacrée aux aldéhydes terpéniques. Aucune propriété immunitaire ne lui est directement attribuée dans l’extrait.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Attention aux falsifications. Le rendement de distillation très faible de la mélisse en fait une huile rare et chère, comme le souligne le Traité. Exiger une analyse chromatographique et une origine tracée est ici plus qu’ailleurs indispensable.
  • Ne pas confondre la mélisse avec les huiles essentielles à odeur citronnée — citronnelle, lemongrass, litsée citronnée, verveine citronnée, eucalyptus citronné. Elles ne sont ni équivalentes, ni interchangeables.
  • Les aldéhydes terpéniques (citronellal, citrals) sont irritants pour la peau et les muqueuses. Une dilution faible dans une huile végétale est impérative, et l’usage pur est à proscrire.
  • Le citral et le géraniol figurent parmi les allergènes cutanés réglementés : un test préalable au pli du coude, 24 à 48 heures avant usage, s’impose.
  • L’épilepsie ne relève jamais de l’automédication. Malgré les effets anticonvulsivants observés chez l’animal, aucune huile essentielle ne remplace un traitement antiépileptique, et toute modification de celui-ci relève exclusivement du neurologue.
  • Une lithiase biliaire symptomatique nécessite un avis médical : une colique hépatique fébrile, prolongée ou accompagnée d’un ictère peut signaler une angiocholite ou une cholécystite, situations urgentes.
  • Une hépatite C est une maladie virale chronique disposant aujourd’hui de traitements antiviraux efficaces. Aucune huile essentielle ne s’y substitue.
  • Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, le nourrisson et le jeune enfant, sauf avis médical.
  • Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Questions fréquentes

Pourquoi l’huile essentielle de mélisse est-elle si chère ?

Le Traité la qualifie explicitement d’huile essentielle rare et coûteuse. La raison tient au rendement de distillation : il faut une quantité considérable de parties aériennes de mélisse pour obtenir un très faible volume d’huile essentielle, l’un des rendements les plus bas du monde végétal. Cette rareté explique aussi la fréquence des falsifications. Une mélisse vendue à prix bas est très probablement coupée ou substituée par une autre huile citronnée.

L’huile essentielle de mélisse est-elle efficace contre l’hépatite C ?

On ne peut pas l’affirmer. Le Traité rapporte une activité virucide de la mélisse et du citron contre le virus de la diarrhée virale bovine, utilisé en laboratoire comme modèle de substitution du virus de l’hépatite C. L’ouvrage écrit que cela « suggère » un potentiel contre l’hépatite C. Il s’agit d’une piste expérimentale, pas d’un résultat chez des patients. L’hépatite C dispose aujourd’hui de traitements antiviraux efficaces, qu’aucune huile essentielle ne remplace.

La mélisse a-t-elle des effets anticonvulsivants ?

Le Traité indique qu’elle est utilisée traditionnellement contre l’épilepsie et qu’elle a démontré des effets anticonvulsivants dans des modèles animaux. Cette précision est essentielle : il n’existe, dans l’extrait, aucun essai clinique chez l’humain. Un résultat obtenu chez le rongeur ne préjuge pas d’une efficacité chez une personne épileptique. L’épilepsie relève du neurologue, et l’arrêt d’un traitement antiépileptique peut être mortel.

Quelle huile essentielle pour les douleurs biliaires ?

Le Traité cite la mélisse dans sa section sur la lithiase biliaire, pour ses effets antispasmodiques et anti-inflammatoires susceptibles d’aider à soulager les douleurs associées aux troubles biliaires. L’action visée est symptomatique et ne porte pas sur les calculs eux-mêmes. Aucune étude n’est rattachée à cette mention. Une douleur biliaire avec fièvre, jaunisse ou vomissements impose une consultation urgente.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique, où la mélisse officinale est citée dans les chapitres consacrés au système digestif, au système nerveux et au système immunitaire. Pour approfondir la chimie des aldéhydes terpéniques, apprendre à lire une chromatographie et distinguer un modèle animal d’un essai clinique, consultez nos formations.

Sources scientifiques

Les travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système digestif », « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système nerveux » et « Huiles essentielles et système immunitaire » du Traité.

Où se procurer cette huile essentielle ? L’huile essentielle de Mélisse officinale est disponible chez notre partenaire ÔmSens, maison spécialisée en huiles essentielles biologiques HEBBD.

Lien commercial. L’École des huiles essentielles est partenaire d’ÔmSens.

Vous souhaitez vous procurez cette huile essentielle de qualité thérapeutique, cliquez sur le bouton suivant :

CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.