Grand arbre de 15 à 20 m de haut à l’état sauvage, vivant dans des zones tropicales humides. La fleur, jaune et de grande taille est souvent considérée par la tradition comme étant « la fleur des fleurs ». La distillation s’effectue sur les fleurs fraîchement coupées se qui nous permettra d’obtenir de l’huile essentielle .
Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.
Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. L’ylang-ylang est documenté pour des effets sur la tension artérielle et la fréquence cardiaque : ce n’est pas un argument pour s’en servir seul, mais une raison supplémentaire de ne rien entreprendre sans son médecin en cas d’hypertension, de trouble du rythme ou de traitement cardiovasculaire en cours.
Le Traité cite l’ylang-ylang parmi les sources de ces deux molécules, dans deux contextes distincts. D’abord dans sa liste des molécules vasorelaxantes du chapitre cardiovasculaire, avec les lavandes, le bois de rose, le thym à linalol et le petit grain bigarade. Ensuite dans la section consacrée à l’hypertension artérielle, où il retient « Cananga odorata (ylang-ylang, extra à fraction I) » comme source de linalol et d’acétate de linalyle. Le linalol est également cité dans la section consacrée aux arythmies et à la tachycardie.
Le Traité le présente comme un composant majeur des huiles essentielles d’ylang-ylang, de palmarosa et de géranium, et indique qu’il a démontré des effets anxiolytiques en réduisant l’activité du système nerveux central chez des modèles animaux. La précision est celle de l’ouvrage et doit être conservée : l’effet est préclinique et porte sur la molécule.
L’ylang-ylang (fraction III) est cité parmi les huiles riches en β-caryophyllène, molécule à laquelle le Traité consacre une sous-section du chapitre immunitaire et qu’il retient dans sa section sur l’athérosclérose. Le β-caryophyllène est également au cœur de la section « Cannabinoïde naturel, neuroprotecteur » du chapitre neurologique, où l’ylang-ylang figure.
Le Traité mentionne par ailleurs le germacrène « et probablement les sesquiterpènes en général » parmi les molécules vasorelaxantes, en citant l’ylang-ylang, le patchouli, le gingembre et les citronnelles — mais il assortit immédiatement cette mention d’une réserve explicite : « avec un manque d’études scientifiques ». Cette réserve fait partie du texte et ne doit pas être omise.
Le chapitre immunitaire cite l’ylang-ylang comme source de géraniol (fraction II), de myrcène et de nérolidol (fraction III). Il s’agit de rattachements de composition, sans résultat expérimental propre à l’ylang-ylang dans ce matériel.
Note de lecture. Trois niveaux de preuve coexistent dans ce dossier, et il serait fautif de les aligner. Certaines données viennent d’essais chez l’humain — un essai contrôlé randomisé sur la pression artérielle, une étude chez des hommes sains sur la fréquence cardiaque, une revue systématique sur l’anxiété. D’autres viennent de modèles animaux : une étude chez la souris pour la douleur neuropathique, une étude chez le rat pour l’anxiété. D’autres encore sont de simples entrées de listes. Chaque mention est qualifiée ci-dessous.
Le Traité rapporte qu’un coussin de lavande et d’ylang-ylang s’est avéré sûr chez des volontaires sains et a pu réduire la tension artérielle chez des sujets hypertendus, sans effets indésirables. Il en conclut qu’il pourrait constituer un traitement de soutien ou une alternative à l’hypertension. La référence citée est un essai contrôlé randomisé publié en 2024.
Trois réserves accompagnent cette donnée. L’intervention associe deux huiles, lavande et ylang-ylang : l’effet propre de l’ylang-ylang n’y est pas isolable. Le dispositif testé est un coussin parfumé, c’est-à-dire une exposition olfactive passive, et non une application ou une prise. Enfin, la formulation « ou une alternative à l’hypertension » est celle du Traité, au conditionnel : elle ne saurait justifier l’arrêt ou la réduction d’un traitement antihypertenseur, décision qui relève exclusivement du médecin traitant.
L’ylang-ylang figure également dans une synergie d’huiles essentielles aux effets antihypertensifs proposée par l’ouvrage.
C’est la donnée la plus nette. Le Traité écrit que l’ylang-ylang inhalé réduit la fréquence cardiaque de façon significative, via une dominance parasympathique. La référence associée est une étude publiée en 2013 portant sur les effets de l’arôme d’ylang-ylang sur la pression artérielle et la fréquence cardiaque chez des hommes sains — il s’agit donc d’une donnée humaine, mais obtenue chez des sujets en bonne santé et non chez des patients.
Le chapitre neurologique rejoint ce constat en attribuant à l’ylang-ylang un effet bradycardisant modéré dans sa section consacrée au système nerveux autonome. Les deux mentions convergent : l’ylang-ylang est situé du côté du frein parasympathique.
L’ylang-ylang est cité parmi les huiles essentielles riches en β-caryophyllène retenues dans la section athérosclérose, et il entre dans une synergie aux effets anti-athérosclérotiques et hypocholestérolémiants. Aucune donnée chiffrée ne lui est associée dans ce matériel.
Deux résultats de statuts très différents sont rapportés.
Le premier est humain : une revue systématique a identifié les huiles essentielles d’orange douce (Citrus sinensis), de bergamote (Citrus bergamia) et d’ylang-ylang comme ayant des effets anxiolytiques cliniques prometteurs, avec des actions cliniques anxiolytiques observées. Le mot « prometteurs » est celui du Traité.
Le second est préclinique : l’exposition à l’ylang-ylang a montré des effets sur l’atténuation de l’anxiété et l’amélioration des capacités cognitives et sociales chez la progéniture de rats exposés à l’AVP — sigle que l’ouvrage n’explicite pas. Le rôle de l’ylang-ylang y était lié à la régulation du métabolisme de la sérotonine et de la dopamine. Il s’agit d’une étude chez le rat, dans un modèle expérimental précis.
L’ylang-ylang est par ailleurs cité dans la section « Action anxiolytique et sédative » des molécules actives sur le système nerveux, sous deux formes — l’huile entière et une fraction extraite — ainsi que dans la section « Potentiel neuroactif » (fraction III).
Le Traité indique que l’huile essentielle d’ylang-ylang a réduit la douleur neuropathique et les symptômes d’anxiété associés chez la souris. La mention du modèle figure dans le texte de l’ouvrage comme dans le titre de la référence citée. Il s’agit d’un résultat préclinique, qui ne permet aucune conclusion sur la douleur neuropathique humaine.
Dans sa section consacrée au système olfactif comme « porte d’entrée rapide vers le cerveau », le Traité indique que l’inhalation de lavande, d’ylang-ylang ou de marjolaine diminue la production de cortisol, régule le rythme cardiaque et baisse l’inflammation. L’ouvrage ne précise pas ici le niveau de preuve ni le modèle. L’ylang-ylang est par ailleurs rangé, avec le patchouli, parmi les immunosuppresseurs modulateurs ou régulateurs.
L’ylang-ylang entre dans cinq formules proposées par le Traité, ce qui en fait l’une des huiles les plus sollicitées de l’ouvrage :
Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.
Le Traité rapporte qu’un coussin de lavande et d’ylang-ylang s’est avéré sûr chez des volontaires sains et a pu réduire la tension artérielle chez des sujets hypertendus, sans effets indésirables, dans un essai contrôlé randomisé. Trois limites : l’intervention associe deux huiles, il s’agit d’une exposition olfactive passive, et l’ouvrage reste au conditionnel. Aucun traitement antihypertenseur ne doit être modifié sur cette base.
Le Traité écrit que l’ylang-ylang inhalé réduit la fréquence cardiaque de façon significative, via une dominance parasympathique, et lui attribue par ailleurs un effet bradycardisant modéré. La référence citée est une étude menée chez des hommes sains. C’est une donnée à connaître avant tout usage en cas de bradycardie, de trouble du rythme ou de traitement ralentisseur du cœur.
Une revue systématique citée par le Traité l’a identifié, avec l’orange douce et la bergamote, comme ayant des effets anxiolytiques cliniques prometteurs, avec des actions cliniques observées. Une autre donnée, souvent citée, provient d’une étude chez le rat : l’atténuation de l’anxiété y était liée à la régulation du métabolisme de la sérotonine et de la dopamine. Les deux niveaux de preuve ne doivent pas être confondus.
Ce sont des fractions successives d’une même distillation, récoltées à des temps différents, et leurs compositions diffèrent. Le Traité en tient compte : il cite l’« extra à fraction I » à propos du linalol et de l’acétate de linalyle, la fraction II comme source de géraniol, la fraction III comme source de myrcène, de β-caryophyllène et de nérolidol. Une donnée établie pour une fraction ne vaut pas automatiquement pour une autre.
Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. L’ylang-ylang y illustre à la fois la richesse d’un dossier transversal et la nécessité de trier : essai randomisé, étude chez des sujets sains, revue systématique, modèle murin et modèle chez le rat n’ont pas la même valeur. Pour apprendre à les hiérarchiser, consultez nos formations.
Les autres travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système cardiovasculaire », « Huiles essentielles et système immunitaire » et « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système nerveux » du Traité.
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Lien commercial. L’École des huiles essentielles est partenaire d’ÔmSens.