Cette arbre est toujours vert et majestueux. Il peut atteindre une dizaine de mètre. Le bois de santal est très lourd et brun, jaune. De plus, il révèle à celui qui le regarde des stries concentriques sombre. Plus il est sombre, plus il est alors riche en essence. Lorsqu’on le râpe avant de le distiller, c’est alors à ce moment là qu’il exhale un parfum très agréable. Beaucoup de personne recherchent donc son bois comme matériau pour la sculpture sur bois et les huiles essentielles.
Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.
Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Les données rapportées ici concernent des mélanges dont le santal n’est qu’un constituant : elles ne permettent de conclure à aucun effet propre de cette huile. Une rhinite allergique persistante ou une fatigue chronique justifient un avis médical avant toute démarche complémentaire.
Le Traité situe le bois de santal parmi les composants du Kyphi, un parfum solide décrit vers 3500 avant notre ère dans le « Texte des pyramides ». Cette préparation, sorte d’encens sacré brûlé en l’honneur des dieux et notamment de Râ, associait le souchet odorant, le miel, la cannelle, la myrrhe, les baies de genièvre, le bois de santal, les graines de genévrier, le nard, les fleurs de genêt et le jonc odorant. Il s’agit d’un usage rituel et empirique : il documente l’ancienneté de la matière première, pas une efficacité thérapeutique.
Note de lecture. Dans les deux travaux rapportés ci-dessous, le bois de santal est administré à l’intérieur d’un mélange. Ce qui est évalué est l’effet du mélange entier. Aucune méthodologie ne permet, à partir de ces résultats, d’attribuer une part quelconque de l’effet au santal pris isolément.
Le Traité rapporte qu’un essai contrôlé randomisé a montré que l’inhalation d’un mélange d’huiles essentielles de ravintsara (Cinnamomum camphora), d’encens oliban et de bois de santal soulageait les symptômes subjectifs, améliorait la qualité de vie liée à la maladie et réduisait la fatigue chez des patients adultes atteints de rhinite allergique persistante. L’ouvrage ajoute que cette intervention pourrait également améliorer la qualité du sommeil — ce conditionnel est celui du Traité et il est conservé ici.
C’est la donnée la plus solide de cette fiche : un essai randomisé, chez l’adulte, avec des critères de jugement subjectifs explicitement présentés comme tels. Elle porte sur une association de trois huiles, dont le santal.
Le bois de santal figure dans la liste des huiles essentielles que le Traité qualifie de « plus populaires » parmi les anxiolytiques, aux côtés de la lavande (Lavandula angustifolia), de la rose (Rosa damascena), de l’orange douce (Citrus sinensis), de la bergamote, du citron (Citrus limon), de la sauge sclarée (Salvia sclarea), de la camomille romaine et du géranium rosat. Le mot employé est populaires, et non « les plus efficaces » : cette liste décrit un usage répandu, pas un classement d’efficacité. L’extrait ne rattache au santal aucune étude d’anxiété.
Une étude citée par le Traité montre les effets bénéfiques de l’inhalation d’une huile essentielle composée sur la fatigue, dans le cadre du syndrome de fatigue chronique. Cette formule associait neuf huiles essentielles : Santalum album, Citrus aurantium, Citrus limonum, benjoin (Styrax benjoin), Citrus paradisi, Mentha piperita, Acori tatarinowii rhizoma, Rhodiolae crenulatae radix et rhizoma et Camellia sinensis. Le santal y est l’un des neuf constituants.
Le Traité la cite parmi les huiles essentielles anxiolytiques les plus populaires, mais ce terme décrit une fréquence d’usage et non un niveau de preuve. L’extrait disponible ne rapporte aucune étude évaluant le santal seul sur l’anxiété. Il serait donc inexact d’en déduire une efficacité démontrée : la mention signale une pratique répandue, rien de plus.
Un essai contrôlé randomisé rapporté par le Traité a testé l’inhalation d’un mélange de ravintsara, d’encens oliban et de bois de santal chez des adultes atteints de rhinite allergique persistante. Le mélange a soulagé les symptômes subjectifs, amélioré la qualité de vie liée à la maladie et réduit la fatigue ; il pourrait aussi améliorer la qualité du sommeil. L’effet est celui des trois huiles associées, pas du santal seul.
Parce que le Traité scientifique d’aromathérapie clinique ne consacre que quatre passages au bois de santal, dont un historique et deux portant sur des mélanges. Plutôt que de combler ce vide par des propriétés empruntées à d’autres sources, nous préférons décrire exactement ce que l’ouvrage contient. Une fiche courte et exacte vaut mieux qu’une fiche longue et approximative.
Le nom botanique doit être précisé : Santalum album désigne le santal blanc, à distinguer du santal australien Santalum spicatum et du bois dit « de santal amyris » (Amyris balsamifera), qui n’est pas un santal. L’origine géographique, le lot et un certificat d’analyse chromatographique sont les seuls éléments permettant de vérifier ce que l’on achète. Un prix très bas est en soi un signal d’alerte.
Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle illustre un cas fréquent en aromathérapie : une huile prestigieuse et ancienne, mais peu documentée en propre dans la littérature scientifique récente. Pour apprendre à repérer ce décalage entre notoriété et niveau de preuve, et à lire une étude portant sur un mélange, consultez nos formations.
Les travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système respiratoire » et « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système nerveux » du Traité.
Où se procurer cette huile essentielle ? L’huile essentielle de Bois de santal est disponible chez notre partenaire ÔmSens, maison spécialisée en huiles essentielles biologiques HEBBD.
Lien commercial. L’École des huiles essentielles est partenaire d’ÔmSens.