Le Laurier Noble bio est un arbuste de 2 à 15 mètre de hauteur provenant du bassin méditerranéen. De plus, il existe des arbres mâles et femelles. Les feuilles de 10 cm de long sur 3 cm de large sont quant à elles, vert foncé et luisant sur la face supérieure. Aussi, elle sont plus clair sur leur face inférieure. Elles peuvent également être récoltées tout au long de l’année. Les fleurs, blanches, sont donc regroupées à l’aisselle des feuilles.
Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.
Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Une infection respiratoire qui dure, une fièvre élevée, un essoufflement ou une douleur thoracique imposent une consultation : aucune huile essentielle ne remplace un antibiotique lorsque celui-ci est nécessaire.
C’est la molécule dominante et celle qui structure la plupart des mentions du laurier dans l’ouvrage. Le Traité la range parmi les oxydes terpéniques actifs sur le système immunitaire et cite le laurier noble comme l’une de ses sources, aux côtés de l’eucalyptus radié, du ravintsara et du niaouli. Cette molécule est décrite par ailleurs, dans le chapitre respiratoire, comme anti-inflammatoire sur les voies aériennes, antioxydante via la régulation de NF-κB et de Nrf2, antimicrobienne, mucolytique, expectorante et anticatarrhale.
Le Traité précise que l’huile essentielle de laurier noble est riche en 1,8-cinéole, α-pinène, linalol, sabinène et eugénol, et que ces composés lui confèrent des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antispasmodiques. Il cite en outre le laurier parmi les sources de myrcène et de sabinène dans son panorama des monoterpènes immunitairement actifs, et le mentionne au chapitre de l’eugénol en précisant que cette molécule y est minoritaire. Aucune teneur chiffrée n’est donnée pour l’un ou l’autre de ces constituants.
Dans le chapitre nerveux, le laurier noble est cité au titre du « potentiel neuroactif » des molécules d’huiles essentielles, ainsi qu’au paragraphe consacré à la neuro-inflammation. Ces mentions situent l’huile dans un champ d’intérêt sans qu’un résultat expérimental lui soit attribué dans l’extrait.
C’est le domaine le mieux couvert. Le Traité retient le laurier noble pour la rhinite virale, la sinusite aiguë, la pharyngite, les bronchites, la pneumonie, et les pathologies virales incluant les grippes, la COVID-19 et le SRAS.
Concernant la rhinite virale, l’ouvrage indique que l’eucalyptus radié, le laurier noble et le 1,8-cinéole présentent des effets antiviraux démontrés contre la grippe, les coronavirus et les rhinovirus, via l’inhibition de NF-κB et l’activation d’IRF3, ainsi qu’une amélioration de la clairance mucociliaire avec réduction de la congestion nasale. Le niveau de preuve de ces travaux n’est pas précisé par le livre ; les mécanismes décrits — voies de signalisation NF-κB et IRF3 — relèvent d’observations moléculaires et cellulaires, ce qui invite à la prudence avant de conclure à une efficacité clinique.
Pour les bronchites, le laurier noble est retenu parmi les huiles citées, avec la mention « antiviral et expectorant », aux côtés de l’eucalyptus radié, du thym à thujanol et du cyprès toujours vert. Pour la pneumonie, il est cité pour son 1,8-cinéole et son linalol avec la mention « antibactérien à large spectre », aux côtés de l’origan compact et du saro. Ces qualificatifs sont des attributions de l’ouvrage ; ils ne sont pas adossés, dans l’extrait, à des essais cliniques. Le laurier figure enfin dans la synergie respiratoire proposée contre les pathologies infectieuses.
Le laurier noble est cité dans quatre des catégories d’action immunitaire de l’ouvrage : les immunostimulants, les immunosuppresseurs modulateurs ou régulateurs, les huiles antivirales et antibactériennes, et les huiles retenues au sujet des maladies auto-immunes — polyarthrite, sclérose en plaques, maladie de Crohn. Cette double appartenance, à la fois stimulante et régulatrice, est notable : elle correspond à la notion d’immunomodulation plutôt qu’à un effet univoque. Il s’agit toutefois de classifications d’usage, non de résultats d’essais rapportés pour cette huile.
C’est ici que se trouve la donnée expérimentale la plus précise de l’extrait. Au paragraphe consacré aux névralgies et neuropathies inflammatoires, le Traité rapporte qu’une étude a démontré que l’huile essentielle de laurier noble possède des activités analgésiques et anti-inflammatoires significatives, en inhibant l’œdème induit par la carraghénine et en réduisant la douleur chez des modèles animaux. Le test à la carraghénine est un protocole d’inflammation expérimentale classique chez le rongeur : la donnée est donc préclinique et ne peut pas être présentée comme un résultat obtenu chez l’humain.
Au chapitre de l’hypertension artérielle, le Traité indique que des résultats montrent que le 1,8-cinéole peut abaisser la pression artérielle, effet antihypertenseur pouvant être associé à la régulation de l’oxyde nitrique et du stress oxydatif chez des rats exposés chroniquement à la nicotine, et cite le laurier noble parmi les huiles contenant cette molécule. Le modèle est donc animal, et l’étude porte sur la molécule, non sur l’huile de laurier.
L’ouvrage cite par ailleurs les huiles riches en 1,8-cinéole, dont le laurier noble, dans deux listes distinctes : celle des huiles essentielles antithrombotiques et celle des huiles reconnues pour leur effet hémostatique. Ces deux orientations sont a priori opposées — empêcher la formation d’un caillot d’un côté, favoriser l’arrêt d’un saignement de l’autre. L’extrait ne fournit pas d’explication permettant de lever cette apparente contradiction : nous la signalons plutôt que de choisir arbitrairement l’une des deux lectures.
Le Traité rappelle qu’au Ier siècle, Dioscoride louait dans De materia medica les usages de l’écorce, des feuilles et des baies de laurier noble, qui entraient dans la composition d’emplâtres, de macérats huileux ou de poudres. Il signale également qu’en 1868, Cazin mentionne l’huile essentielle de laurier noble dans son Traité des plantes médicinales. Ces repères documentent l’ancienneté de l’usage, sans valeur probante moderne.
Le laurier noble est retenu dans la synergie respiratoire du Traité contre les pathologies respiratoires de type infectieux. L’ouvrage l’associe par ailleurs, dans ses listes par pathologie, à l’eucalyptus radié, au thym à thujanol et au cyprès toujours vert pour les bronchites, à l’origan compact et au saro pour la pneumonie. Les formules du livre sont des compositions pondérées de plusieurs huiles ; l’extrait ne permet pas d’établir la part du laurier dans chacune. Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.
Le Traité la retient surtout sur la sphère respiratoire : rhinite virale, sinusite aiguë, pharyngite, bronchites, pneumonie et pathologies virales dont la grippe et la COVID-19. Il la cite aussi parmi les huiles immunomodulantes, antivirales et antibactériennes, et rapporte une étude animale montrant des activités analgésiques et anti-inflammatoires. La plupart de ces entrées sont des classifications d’usage ; la donnée expérimentale la plus précise reste préclinique.
L’ouvrage indique que le laurier noble, l’eucalyptus radié et le 1,8-cinéole présentent des effets antiviraux démontrés contre la grippe, les coronavirus et les rhinovirus, via l’inhibition de NF-κB et l’activation d’IRF3. Il ne précise pas le niveau de preuve de ces travaux, et les mécanismes cités relèvent de la biologie moléculaire. Cela décrit un potentiel antiviral documenté au laboratoire, sans qu’un essai clinique chez l’humain soit rapporté dans l’extrait.
Le Traité indique qu’elle est riche en 1,8-cinéole (eucalyptol), α-pinène, linalol, sabinène et eugénol, ce dernier étant minoritaire, et cite également le myrcène. L’ouvrage ne fournit aucun pourcentage : il caractérise l’huile qualitativement. Les teneurs réelles varient selon l’origine, l’altitude et la saison de récolte, ce qui rend toute valeur chiffrée dépendante du lot analysé.
C’est sa principale limite d’emploi. Le laurier noble est régulièrement rapporté comme responsable de dermatites de contact, y compris chez des personnes sans antécédent allergique. Un test au pli du coude, une dilution franche dans une huile végétale et l’arrêt immédiat en cas de rougeur ou de démangeaison sont indispensables. Elle est par ailleurs déconseillée chez le jeune enfant et en cas d’antécédent convulsif, du fait de sa richesse en 1,8-cinéole.
Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Pour maîtriser les huiles à 1,8-cinéole, leurs indications respiratoires et leurs limites chez l’enfant et l’asthmatique, consultez nos formations.
Les travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système respiratoire », « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système cardiovasculaire », « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système nerveux » et « Huiles essentielles et système immunitaire » du Traité.
Où se procurer cette huile essentielle ? L’huile essentielle de Laurier noble est disponible chez notre partenaire ÔmSens, maison spécialisée en huiles essentielles biologiques HEBBD.
Lien commercial. L’École des huiles essentielles est partenaire d’ÔmSens.