Cajeput bio

Nom latin:

Melaleuca cajuputii / leucadendron

Autre Nom:

Cajeputier

Origine:

Vietnam, Indonésie

Partie de la plante extraite:

Feuilles

Famille:

BOTANIQUE

Myrtaceae

MOLECULAIRE

1,8-cinéol 56%alpha-terpinéol 15%limonène 5%linalol 3%

BIOCHIMIQUE

Phénol methyl ether - Oxyde terpènique

ENERGETIQUE

Huile essentielle positivante, énergisante

OLFACTIVE

Fraiche

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

Arbre à thé, niaouli, ravintsara, citron, thym à tyhmol

HISTORIQUE

L’huile essentielle de cajeput était utilisé contre le choléra et les rhumatismes par les Malais et les Javanais depuis longtemps.

Description Botanique:

Le cajeput est un arbre d’une quinzène de mètres de hauteur à l’écorce blanche appelé « Kayu-puti » en malais ce qui signifie « arbre blanc ». On distille les feuilles et les jeunes rameaux fermentés.

Le cajeput est un arbre d’une quinzène de mètres de hauteur.  Son écorce blanche se nomme « Kayu-puti » en malais ce qui signifie « arbre blanc ». On distille les feuilles et les jeunes rameaux fermentés.

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Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Le cajeput est une huile essentielle riche en 1,8-cinéole, famille de composés qui ne doit pas être administrée au jeune enfant ni en cas d’asthme sans avis médical. Aucune donnée présentée ici ne justifie de modifier un traitement en cours.

Molécules actives et mécanismes d’action

Le Traité range le cajeput dans cinq listes de molécules distinctes. C’est par là qu’il faut entrer pour comprendre la place qu’il lui donne.

L’α-terpinéol

C’est la seule molécule pour laquelle le Traité décrit un mécanisme précis en citant nommément le cajeput parmi ses sources, aux côtés de l’arbre à thé et du niaouli. Dans le chapitre cardiovasculaire, l’α-terpinéol figure parmi les molécules vasorelaxantes, avec un mécanisme rapporté passant par la voie NO/cGMP — l’oxyde nitrique et le GMP cyclique, deux médiateurs de la relaxation du muscle lisse vasculaire. Le Traité précise que cette vasorelaxation est confirmée même lorsque la cyclo-oxygénase (COX) est inhibée, ce qui plaide pour une voie indépendante des prostaglandines. L’ouvrage ne précise pas le modèle expérimental employé.

L’α-terpinéol est par ailleurs listé parmi les monoterpénols actifs sur le système immunitaire, le cajeput y figurant comme plante source.

Le 1,8-cinéole (eucalyptol)

Le cajeput est cité comme source de 1,8-cinéole à deux endroits de l’ouvrage : dans le chapitre respiratoire, parmi les huiles essentielles retenues comme exemples de molécules actives sur la sphère respiratoire, et dans le chapitre immunitaire, parmi les oxydes terpéniques. Le Traité ne donne pas, à propos du cajeput lui-même, de données chiffrées ni d’étude spécifique : il le rattache à cette famille moléculaire. C’est cette appartenance qui commande l’essentiel de ses précautions d’emploi.

L’α-pinène

Dans la section consacrée aux pinènes du chapitre respiratoire, le cajeput est cité parmi les huiles essentielles contenant de l’α-pinène, avec le pin sylvestre et le genévrier. Aucun mécanisme n’est détaillé pour le cajeput dans cet extrait.

Le myrcène et le bornéol

Le chapitre immunitaire fait figurer le cajeput parmi les sources de myrcène (monoterpènes) et de bornéol (monoterpénols). Là encore, il s’agit d’un rattachement moléculaire : le Traité n’associe pas au cajeput de résultat expérimental propre pour ces deux composés.

Ce que montrent les études, système par système

Note de lecture. Aucune étude portant spécifiquement sur l’huile essentielle de cajeput n’apparaît dans le matériel disponible. Les mentions relevées sont des entrées de tableaux ou de listes de plantes sources. Cette fiche s’en tient donc à décrire cette présence, sans transformer une ligne de tableau en effet démontré.

Système respiratoire

Le cajeput figure dans le chapitre respiratoire à deux titres : comme source de 1,8-cinéole et comme source d’α-pinène, deux familles de molécules auxquelles l’ouvrage consacre des développements dans sa section « Exemples de molécules actives sur la sphère respiratoire ». L’extrait ne rapporte pas d’essai clinique respiratoire conduit avec l’huile essentielle de cajeput.

Système immunitaire

Le cajeput est cité dans quatre sous-sections du chapitre immunitaire — myrcène, α-terpinéol, bornéol et 1,8-cinéole — ce qui en fait l’une des huiles les plus souvent listées de ce chapitre. Il apparaît en outre dans le regroupement consacré aux actions anti-inflammatoires et antioxydantes, associé à la lavande aspic. Le Traité ne détaille pas, dans ce matériel, l’ampleur ni le niveau de preuve de cette action pour le cajeput pris isolément.

Système nerveux

Le chapitre neurologique cite le cajeput dans sa section « Potentiel neuroactif » et dans celle consacrée à la neuroinflammation. Il s’agit là encore d’entrées de listes : aucun résultat chiffré, aucun modèle expérimental et aucune conclusion clinique ne sont associés au cajeput dans l’extrait disponible.

Système cardiovasculaire

C’est le domaine le mieux documenté. Le cajeput y est cité comme source d’α-terpinéol dans la liste des molécules vasorelaxantes utiles en cas de vasoconstriction, avec le mécanisme NO/cGMP décrit plus haut. On notera que la propriété est attribuée à la molécule, non à l’huile essentielle entière : l’extrapolation de l’une à l’autre n’est pas faite par le Traité, et ne doit pas l’être ici.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Huile essentielle riche en 1,8-cinéole. Le Traité rappelle que les huiles essentielles riches en 1,8-cinéole ne doivent pas être administrées aux enfants de moins de 6 ans, ni en cas d’asthme sans avis médical.
  • Le cajeput contient de l’α-pinène, molécule que le Traité cite parmi celles pouvant déclencher des symptômes asthmatiques chez les personnes sensibles en raison de leur potentiel irritant. Prudence donc chez l’asthmatique et en diffusion prolongée.
  • Dilution obligatoire dans une huile végétale pour toute application cutanée, avec un test préalable au pli du coude 24 à 48 heures avant.
  • Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, le nourrisson et le jeune enfant sans avis médical.
  • Pas de voie orale sans prescription d’un professionnel de santé formé.
  • Prudence en cas de traitement antihypertenseur ou vasodilatateur, compte tenu de l’activité vasorelaxante attribuée à l’α-terpinéol.
  • Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Questions fréquentes

À quoi sert l’huile essentielle de cajeput selon le Traité ?

Le Traité ne lui attribue pas d’indication propre. Il la cite comme plante source de cinq molécules actives — 1,8-cinéole, α-terpinéol, α-pinène, myrcène et bornéol — et la fait apparaître dans ses chapitres respiratoire, immunitaire, nerveux et cardiovasculaire à ce titre. C’est une présence transversale, mais indirecte : les propriétés décrites sont celles des molécules, pas de l’huile entière.

Quelle différence entre cajeput, niaouli et arbre à thé ?

Les trois appartiennent au genre Melaleuca et à la famille des Myrtacées. Le Traité les cite ensemble comme sources d’α-terpinéol, dans la liste des molécules vasorelaxantes. Il ne développe pas, dans le matériel disponible, de comparaison de leurs compositions ni de leurs indications respectives. Chacune fait l’objet d’une entrée distincte dans l’ouvrage.

Le cajeput est-il dangereux pour les asthmatiques ?

Il appelle une réelle prudence. Le Traité indique de ne pas administrer d’huiles essentielles riches en 1,8-cinéole en cas d’asthme sans avis médical, et signale que les huiles contenant du pinène peuvent déclencher des symptômes asthmatiques du fait de leur potentiel irritant. Le cajeput est cité comme source de ces deux molécules. La décision d’usage revient à un professionnel de santé.

Comment l’α-terpinéol agit-il sur les vaisseaux ?

Le Traité le range parmi les molécules vasorelaxantes et décrit un mécanisme passant par la voie NO/cGMP, c’est-à-dire l’oxyde nitrique et le GMP cyclique, qui relâchent le muscle lisse de la paroi vasculaire. Il précise que cette vasorelaxation reste observée même lorsque la cyclo-oxygénase est inhibée, ce qui suggère une voie indépendante des prostaglandines. Le modèle expérimental n’est pas précisé.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Le cajeput y illustre un cas fréquent en aromathérapie : une huile très citée pour sa composition, mais peu étudiée en tant que telle. Savoir distinguer ce qui est documenté pour une molécule de ce qui l’est pour une huile entière est une compétence de fond — pour l’acquérir, consultez nos formations.

Sources scientifiques

Les travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système cardiovasculaire », « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système respiratoire », « Huiles essentielles et système immunitaire » et « Utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système nerveux » du Traité.

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CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.