Sauge officinale bio

Nom latin:

Salvia officinalis

Autre Nom:

N.C.

Origine:

France, Espagne

Partie de la plante extraite:

Feuilles

Famille:

BOTANIQUE

Lamiaceae

MOLECULAIRE

alpha thuyone, bornéone (camphre), 1,8 cinéole

BIOCHIMIQUE

Cétonnes, oxydes, monoterpènes

ENERGETIQUE

Huile essentielle ré-équilibrante

OLFACTIVE

herbacée, fraiche

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

cyprès de Provence – romarin à verbénone – menthe poivrée – petit grain bigarade – lentisque pistachier – ylang ylang – hélichryse italienne

HISTORIQUE

NC

Description Botanique:

Herbe, plante aromatique. Feuilles gris verdâtre, opposées, ovales ou en forme de lance (lancéolées), souvent groupées en cercle autour de la tige laineuse, quadrangulaire, épaisses, rugueuses, finement crénelées, vert grisâtre, feutrées de poils blancs. La récolte des feuilles s’effectue par fauchage (de juillet à août) les feuilles doivent être séchées et distillées rapidement (après 2 années de conservation 50% de l’huile essentielle a disparu. Le calice des fleurs violettes, roses ou blanchâtres est ponctué de glandes sécrétrices d’huiles essentielle. Elles dégagent une forte odeur aromatique au froissement.

Huile essentielle de Sauge officinale bio

La sauge officinale bio est une herbe et une plante aromatique.

Ses feuilles sont grises verdâtres, opposées, ovales ou en forme de lance (lancéolées).
Celles-ci se regroupent d’ailleurs en cercle autour de la tige laineuse.
La tige, elle, est quadrangulaire, épaisses, rugueuses, finement crénelées, vert grisâtre, feutrées de poils blancs.

La récolte des feuilles s’effectue par fauchage (de juillet à août).
Elles doivent alors être ensuite séchées et distillées rapidement (après 2 années de conservation 50% de l’huile essentielle disparait).
Les glandes sécrétrices d’huiles essentielle ponctuent le calice des fleurs violettes, roses ou blanchâtres.
Ainsi, elles dégagent donc une forte odeur aromatique au froissement.

Les propriétés de la sauge officinale bio

  • L’huile essentielle de sauge officinale est lipolytique et anti cellulite et aphrodisiaque.
  • Il s’agit également d’une huile essentielle liée au féminin, notamment au moment de la ménopause contre les bouffées de chaleur.

Comment utiliser l’huile essentielle de sauge officinale

L’huile essentielle de sauge officinale s’utilise uniquement sur conseil médical.
Ayant une action abortive, les femmes enceintes s’en tiendront éloignées.
Elle est neurologique : les jeunes enfants ne doivent en aucun cas l’utiliser.

Dans les autres cas, l’huile essentielle de sauge officinale s’utilise en application mélangée avec une huile végétale ou par voie orale.

Pour une utilisation des huiles essentielles en toute sécurité

Les huiles essentielles sont de substances très forte, surtout celle de la sauge officinale, il convient donc de les utiliser avec beaucoup de précautions.
Pour cette raison, nous proposons des stages, initiation et formations au Domaine des sens.
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Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Le Traité range explicitement la sauge parmi les huiles essentielles dont l’usage interne peut provoquer des crises d’épilepsie, en raison de sa teneur en thuyone. Elle est contre-indiquée chez la femme enceinte, l’enfant et la personne épileptique.

Molécules actives et mécanismes d’action

Inhibition de l’acétylcholinestérase

C’est le mécanisme le plus précis que le Traité attribue à cette huile. L’ouvrage indique que certaines huiles essentielles, comme celles de sauge officinale et de romarin, ont montré une capacité à inhiber l’acétylcholinestérase, augmentant ainsi les niveaux d’acétylcholine, neurotransmetteur impliqué dans la mémoire.

Ce mécanisme mérite d’être situé : l’inhibition de l’acétylcholinestérase est précisément la cible d’une classe de médicaments prescrits dans la maladie d’Alzheimer. Le fait qu’une huile essentielle partage cette cible pharmacologique est scientifiquement notable — et justifie d’autant plus la prudence en cas de traitement en cours, puisque des effets pourraient s’additionner.

Le camphre

Le Traité inscrit la sauge officinale dans son tableau des huiles essentielles riches en camphre, au chapitre du système immunitaire. Le camphre y est décrit comme inhibant la production d’IL-1β, d’IL-4 et de TNF-α dans les tissus gingivaux, ainsi que la chimiotaxie et l’infiltration leucocytaire via la myéloperoxydase. Le camphre est aussi une cétone neurotoxique : c’est l’une des raisons des restrictions d’emploi de cette huile.

Propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires

Le Traité classe la sauge officinale, avec le romarin à camphre et la lavande aspic, parmi les huiles essentielles anti-inflammatoires et antioxydantes de son chapitre immunitaire. La référence qu’il associe à cette section porte sur l’identification du 1,8-cinéole, du bornéol, du camphre et de la thuyone comme composés anti-inflammatoires dans une infusion de Salvia officinalis, à partir de fibroblastes gingivaux humains — donc un travail in vitro, mené sur une infusion et non sur l’huile essentielle.

Ce que montrent les études, système par système

Note de lecture. Les données rassemblées ici sont de niveaux hétérogènes : une étude chez la souris pour le volet cardiovasculaire, des travaux in vitro pour l’activité antibactérienne et anti-inflammatoire, et des formulations prudentes — « prometteurs », « suggérant », « potentiel » — pour la neuroprotection. Nous conservons ces réserves telles que l’ouvrage les écrit.

Système nerveux

  • Neuroprotection : le Traité indique que les huiles essentielles de sauge, de romarin et de lavande ont montré des effets neuroprotecteurs prometteurs dans des études récentes. Le terme « prometteurs » est celui de l’ouvrage.
  • Maladie d’Alzheimer : la sauge est citée pour l’inhibition de l’acétylcholinestérase décrite plus haut, qui augmente les niveaux d’acétylcholine.
  • Maladie de Parkinson : l’ouvrage écrit que le romarin, la sauge officinale et la lavande possèdent des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, avec des études suggérant leur potentiel neuroprotecteur dans des modèles de la maladie. Deux réserves y figurent explicitement : le verbe « suggérer » et le mot « modèles ». Il ne s’agit donc pas de résultats obtenus chez des patients.

Système cardiovasculaire

Le Traité cite la sauge officinale parmi les huiles essentielles aux effets anti-athérosclérotiques potentiels — le mot « potentiels » figure dans l’intitulé même de la section.

La référence associée est explicite sur son protocole : elle porte sur les effets protecteurs de l’huile essentielle de Salvia officinalis comparée à la simvastatine contre l’hyperlipidémie et les atteintes hépatiques et rénales, chez des souris soumises à un régime riche en graisses. Le comparateur — la simvastatine — et le modèle — la souris — figurent dans le titre de l’étude. C’est donc une donnée préclinique, et non une comparaison clinique avec un traitement hypolipémiant.

Système respiratoire

La sauge officinale est citée dans la section consacrée à la pharyngite. La référence associée porte sur les activités antibactérienne et anti-biofilm des huiles essentielles d’Origanum vulgare et de Salvia officinalis contre Streptococcus pyogenes. Il s’agit de travaux en laboratoire, sur cultures bactériennes : l’activité anti-biofilm y est particulièrement intéressante, le biofilm étant une organisation bactérienne qui complique l’éradication des germes. Aucun essai chez des patients atteints de pharyngite n’est rapporté.

Système immunitaire

Outre son classement parmi les huiles anti-inflammatoires et antioxydantes, la sauge apparaît dans les travaux sur les fibroblastes gingivaux humains évoqués plus haut — donnée in vitro, obtenue à partir d’une infusion.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Risque convulsivant. Le Traité est explicite : l’usage interne d’huiles essentielles comme la sauge peut provoquer des crises d’épilepsie, car elles contiennent de la thuyone, agent convulsif reconnu. Contre-indication formelle chez la personne épileptique ou ayant des antécédents de convulsions.
  • Grossesse et allaitement : contre-indiquée. Les cétones neurotoxiques et abortives — thuyone, camphre — en font l’une des huiles les plus formellement déconseillées dans ce contexte.
  • Nourrisson et jeune enfant : contre-indiquée, pour les mêmes raisons.
  • Voie orale : à proscrire hors prescription d’un professionnel formé. C’est la voie qui expose le plus au risque neurotoxique.
  • Personnes âgées et troubles neurologiques : prudence particulière, d’autant que le mécanisme d’inhibition de l’acétylcholinestérase peut interférer avec les traitements anticholinestérasiques prescrits dans la maladie d’Alzheimer.
  • Dilution systématique pour toute application cutanée et test au pli du coude.
  • Prudence en cas de traitement hypolipémiant, antihypertenseur ou neurologique : interactions plausibles.
  • Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Questions fréquentes

Pourquoi l’huile essentielle de sauge officinale est-elle considérée comme risquée ?

Parce qu’elle contient de la thuyone, que le Traité désigne comme un agent convulsif reconnu : l’ouvrage indique que l’usage interne d’huiles essentielles telles que la sauge peut provoquer des crises d’épilepsie. Elle est également riche en camphre, une cétone neurotoxique. Cette double composition explique ses contre-indications chez la femme enceinte, l’enfant et la personne épileptique.

La sauge officinale agit-elle sur la mémoire ?

Le Traité indique que la sauge officinale et le romarin ont montré une capacité à inhiber l’acétylcholinestérase, ce qui augmente les niveaux d’acétylcholine, neurotransmetteur impliqué dans la mémoire. C’est la même cible que celle de certains médicaments prescrits dans la maladie d’Alzheimer. L’ouvrage ne rapporte cependant, dans les passages consultés, aucun essai clinique évaluant cet effet chez des patients.

Que vaut la comparaison avec la simvastatine ?

Elle figure bien dans le titre de l’étude citée par le Traité, mais son cadre doit être précisé : le travail comparait l’huile essentielle de sauge à la simvastatine chez des souris soumises à un régime riche en graisses, sur l’hyperlipidémie et les atteintes hépatiques et rénales. C’est une comparaison préclinique. Elle ne signifie en aucun cas qu’une huile essentielle pourrait se substituer à une statine prescrite.

Sauge officinale et sauge sclarée, est-ce la même chose ?

Non. Ce sont deux espèces distinctes, aux compositions très différentes. La sauge officinale (Salvia officinalis) est riche en cétones — camphre, thuyone — avec les restrictions d’emploi que cela implique. La sauge sclarée (Salvia sclarea) a un profil dominé par les esters et le sclaréol, et un tout autre usage. Les données de l’une ne se transposent pas à l’autre.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique, qui cite la sauge officinale dans ses chapitres nerveux, cardiovasculaire, respiratoire et immunitaire. Pour comprendre la toxicologie des cétones, le maniement des huiles à thuyone et la lecture critique des modèles animaux, consultez nos formations.

Sources scientifiques

  1. Koubaa-Ghorbel F, Chaâbane M, Turki M, Makni-Ayadi F, El Feki A. The protective effects of Salvia officinalis essential oil compared to simvastatin against hyperlipidemia, liver, and kidney injuries in mice submitted to a high-fat diet. J Food Biochem. 2020 Apr;44(4):e13160. doi: 10.1111/jfbc.13160. Epub 2020 Feb 3. PMID: 32010989.
  2. Wijesundara NM, Rupasinghe HPV. Essential oils from Origanum vulgare and Salvia officinalis exhibit antibacterial and anti-biofilm activities against Streptococcus pyogenes. Microb Pathog. 2018 Apr;117:118-127. doi: 10.1016/j.micpath.2018.02.026. Epub 2018 Feb 13. PMID: 29452197.
  3. Ehrnhöfer-Ressler MM, Fricke K., Pignitter M., Walker JM, Walker J., Rychlik M., Somoza V. Identification du 1,8-cinéole, du bornéol, du camphre et de la thuyone comme composés anti-inflammatoires dans une infusion de Salvia officinalis L. à partir de fibroblastes gingivaux humains. J. Agric. Food Chem. 2013 ; 61 : 3451–3459. DOI : 10.1021/jf305472t.

Les autres travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres consacrés aux systèmes nerveux, cardiovasculaire, respiratoire et immunitaire du Traité.

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CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.