Citron bio

Nom latin:

Citrus

Autre Nom:

N.C.

Origine:

Argentine, Brésil, Mexique, Espagne

Partie de la plante extraite:

Ecorce

Famille:

BOTANIQUE

Rutaceae

MOLECULAIRE

beta pinène 12%limonène 60%terpinène (alpha, béta, gamma 8%

BIOCHIMIQUE

Monoterpènes

ENERGETIQUE

Huile essentielle positivante, énergisante

OLFACTIVE

Fruité ,florale, citronnée

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

Orange douce, cannelle, liveche, ravintsara

HISTORIQUE

Les citrons importés de Médie, proche de la perse les Grecs les avaient nommaient « Médica ». Elles n’avaient aucune utilisation culinaire, ni médicale ils s’en servaient surtout pour parfumer les vêtements.

Description Botanique:

Le citronnier se trouve dans les régions subtropicales. Petit arbre aux feuilles vert clair et aux fleurs blanches et violettes dégagent un parfum subtil. Le citron est bien mâture lorsqu’il devient bien jaune
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Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Une douleur de l’hypochondre droit, un ictère, des calculs biliaires connus ou une hépatite justifient une prise en charge médicale : les données rapportées ici ne constituent en aucun cas un protocole d’automédication.

Molécules actives et mécanismes d’action

Le limonène

C’est la molécule centrale du dossier. Le Traité inscrit le zeste de citron parmi les huiles riches en limonène, et décrit les huiles d’agrumes riches en limonène comme capables de dissoudre les calculs biliaires cholestéroliques, reconnaissant au limonène des propriétés lipolytiques et cholagogues.

β-pinène et γ-terpinène

Le zeste de citron est également cité parmi les huiles riches en β-pinène et en γ-terpinène, sans que l’ouvrage développe de mécanisme propre à ces molécules pour le citron : c’est un classement par composition.

Activité antioxydante

Le Traité indique que des huiles telles que celles de citron et de lavande possèdent des propriétés antioxydantes, réduisant le stress oxydatif et l’inflammation. Description de mécanisme, non résultat d’essai clinique.

Ce que montrent les études, système par système

Note de lecture. Les données ne sont pas de même niveau : expérimentations animales (souris, rat), travaux in vitro, ou simple attribution de propriétés sans étude citée. Nous le signalons à chaque fois. Aucun essai clinique portant spécifiquement sur l’huile essentielle de citron n’est rapporté dans les passages consultés.

Foie et voies biliaires : l’axe principal

Le Traité présente le citron, avec le romarin à verbénone, comme une huile détoxifiante et cholagogue pour le foie et les voies biliaires. Plusieurs sections déclinent cet axe :

  • Cholécystite : propriétés cholagogues — elle favorise la production de bile ; des recherches ont montré une activité litholytique, aidant à dissoudre les calculs biliaires.
  • Dyskinésie biliaire : cholagogue et détoxifiante, favorisant la digestion des graisses. Aucune étude citée.
  • Lithiase biliaire : les huiles d’agrumes riches en limonène — citron, orange, clémentine, pamplemousse — ont montré une capacité à dissoudre les calculs cholestéroliques.
  • Insuffisance hépatique : des études ont suggéré que l’huile essentielle de citron pourrait réduire l’inflammation hépatique. Le conditionnel est celui du livre.

Un chiffre circule souvent : le Traité rapporte qu’une étude marocaine a révélé que l’huile essentielle d’orange douce (Citrus sinensis) pouvait dissoudre jusqu’à 95,78 % de la masse des calculs en 24 heures, surpassant même le solvant médical MTBE. Ce résultat concerne l’orange douce, pas le citron.

La référence associée au citron dans le chapitre digestif porte, d’après son titre, sur un effet protecteur contre l’hépatotoxicité et la néphrotoxicité induites par l’aspirine chez le rat (Bouzenna et al., 2016) : une étude animale.

Hépatites virales

  • Hépatite A : les huiles d’agrumes (citron, orange douce, pamplemousse) ont, selon le Traité, démontré une activité antivirale contre le virus de l’hépatite A.
  • Hépatite C : les études citées ont utilisé le virus de la diarrhée virale bovine (BVDV) comme modèle. Les huiles de mélisse et de citron ont montré une activité virucide contre le BVDV, suggérant un potentiel contre le VHC — un virus de substitution testé en laboratoire, un potentiel suggéré et non démontré chez l’humain.

Pancréas

Le Traité rapporte une étude où des souris infectées par E. coli ont été traitées avec de l’huile essentielle de citron : le traitement a réduit les niveaux de cytokines inflammatoires (TNF-α, IL-1β, IL-6) et amélioré l’intégrité de la barrière intestinale. Étude chez la souris : elle documente un mécanisme, pas une efficacité chez la personne.

Système respiratoire

  • Laryngite : les huiles de citron, de lavande et de thym sont reconnues pour leurs propriétés antiseptiques et mucolytiques, aidant à dégager les voies respiratoires. Formulation d’usage, sans étude propre au citron.
  • Sinusite aiguë : l’ouvrage décrit un mélange standardisé d’huiles rectifiées d’eucalyptus, d’orange douce, de myrte et de citron. Une recherche in vitro a montré que ce distillat stimule l’efflux de chlorure et la fréquence de battement ciliaire, améliorant la clairance mucociliaire. Le citron n’y est qu’un composant parmi quatre.

Système nerveux

  • Anxiété : le citron figure dans la liste des huiles anxiolytiques les plus populaires du Traité, avec la lavande vraie, la rose de Damas, la bergamote ou la camomille noble. Mention de popularité d’usage.
  • Fonctions cognitives : le Traité écrit que certaines huiles, dont celles de romarin, de citron et de lavande, ont démontré des effets bénéfiques sur la mémoire, l’attention et les fonctions exécutives. L’exemple qu’il développe ensuite concerne l’inhalation de romarin, et non le citron.
  • Maladie d’Alzheimer : une étude sur des souris a montré que l’exposition à un mélange de citron, romarin, orange douce et lavande améliorait la fonction cognitive et réduisait les niveaux de bêta-amyloïde et de protéine tau phosphorylée dans le cerveau, ce qui suggère un intérêt de l’aromathérapie.
  • Fatigue chronique : une étude sur l’inhalation d’une formule de neuf huiles, dont Citrus limonum, montre des effets bénéfiques sur la fatigue. Le citron n’y est qu’un ingrédient parmi neuf.

Systèmes immunitaire et cardiovasculaire

Le zeste de citron est cité parmi les huiles antivirales et antibactériennes du chapitre immunitaire, et dans la liste des huiles à visée vasoprotectrice du chapitre cardiovasculaire. Dans les deux cas, il s’agit de listes d’appartenance, sans étude propre au citron.

Synergies documentées

Le citron figure dans la proposition de synergie du système digestif du Traité : une formule complète d’huiles pondérées, organisée par paliers de pourcentage, où le citron figure au palier de 6 %, avec le romarin à verbénone. Ce palier ne constitue qu’une partie de la formule. Le citron est aussi l’un des composants du mélange de neuf huiles évalué dans la fatigue chronique et de la formule à quatre huiles évoquée dans la sinusite. Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Photosensibilisation : comme toutes les essences d’agrumes exprimées, elle contient des furocoumarines. Pas d’exposition au soleil ni aux UV dans les heures suivant une application cutanée, sous peine de taches pigmentaires durables.
  • Oxydation : le limonène s’oxyde à l’air et à la lumière, et ses produits d’oxydation sont allergisants. Flacon au frais, à l’abri de la lumière ; ne pas utiliser une huile dont l’odeur a tourné.
  • Irritation cutanée : dilution systématique, test préalable au pli du coude, jamais d’application pure.
  • Sphère biliaire : les propriétés cholagogues décrites imposent la plus grande prudence en cas de calculs biliaires connus, d’obstruction des voies biliaires ou de colique hépatique — stimuler l’évacuation de la bile en présence d’un calcul n’est pas anodin.
  • Atteinte hépatique : en cas d’hépatite ou d’insuffisance hépatique, aucune automédication — les données citées viennent d’études animales et ne valident aucun usage humain.
  • Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, le nourrisson et le jeune enfant, sauf avis médical.
  • Interactions plausibles avec les traitements au long cours, au niveau du métabolisme hépatique.
  • Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Questions fréquentes

À quoi sert l’huile essentielle de citron selon le Traité ?

Son axe principal est hépatobiliaire : l’ouvrage la décrit comme détoxifiante et cholagogue pour le foie et les voies biliaires, lui attribue une activité litholytique aidant à dissoudre les calculs, et rapporte que des études suggèrent un effet bénéfique sur l’inflammation hépatique. Elle est aussi citée sur les versants respiratoire, nerveux et immunitaire, mais avec des niveaux de preuve plus faibles et souvent au sein de mélanges.

L’huile essentielle de citron dissout-elle vraiment les calculs biliaires ?

Le Traité rapporte une activité litholytique et une capacité des huiles d’agrumes riches en limonène à dissoudre les calculs cholestéroliques. Le chiffre souvent cité — jusqu’à 95,78 % de la masse des calculs en 24 heures — concerne toutefois l’orange douce, pas le citron. En présence de calculs biliaires connus, toute automédication est à proscrire : une migration de calcul est une urgence.

Les effets du citron sur le foie ont-ils été montrés chez l’humain ?

Non, pas dans les passages consultés. La référence associée au citron dans le chapitre digestif porte sur l’hépatotoxicité et la néphrotoxicité induites par l’aspirine chez le rat. L’étude pancréatique a été menée chez la souris. Les travaux sur les hépatites A et C relèvent du laboratoire, celui sur l’hépatite C utilisant même un virus bovin comme modèle de substitution.

Faut-il confondre huile essentielle de citron et huile essentielle de citronnelle ?

Surtout pas. Le citron est Citrus limon, un agrume dont on exprime le zeste. Les citronnelles appartiennent au genre Cymbopogon : ce sont des graminées tropicales distillées pour leurs feuilles. Leur composition et leurs usages diffèrent totalement. Il en va de même pour l’eucalyptus citronné, la verveine citronnée ou la litsée citronnée.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique, qui répartit ses passages sur le citron dans cinq chapitres. Pour apprendre à distinguer un modèle murin d’un essai clinique et maîtriser les précautions propres aux essences d’agrumes, consultez nos formations.

Sources scientifiques

  1. Hafsia Bouzenna, Sabah Dhibi, Noura Samout, Ilhem Rjeibi, Hélène Talarmin, Abdelfattah Elfeki, Najla Hfaiedh. The protective effect of Citrus limon essential oil on hepatotoxicity and nephrotoxicity induced by aspirin in rats. Biomedicine & Pharmacotherapy, Volume 83, 2016, Pages 1327-1334, ISSN 0753-3322. DOI : 10.1016/j.biopha.2016.08.037

Les autres travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres consacrés aux systèmes digestif, cardiovasculaire, respiratoire, nerveux et immunitaire du Traité.

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CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.