Camomille romaine bio

Nom latin:

Chamaemelum nobile

Autre Nom:

Camomille noble

Origine:

France, Belgique

Partie de la plante extraite:

Parties aériennes fleuries

Famille:

BOTANIQUE

Asteraceae

MOLECULAIRE

angélate d'isobutyle et d'isomyle

BIOCHIMIQUE

Esters

ENERGETIQUE

Huile essentielle négativante, apaisante

OLFACTIVE

Herbacée, florale, fruitée

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

Petit grain bigarade, lavande fine, orange douce, marjolaine à coquille

HISTORIQUE

Les Egyptiens utilisaient la camomille pour le soin des cheveux et pour embaumer leurs momies.Ils avaient dédié cette fleur au soleil en raison de son efficacité contre les fièvres. La légende dit que Ramses II fut embaumée avec de l’huile essentielle de camomille noble. Les Celtes la considéraient comme une plante sacrée. La tisane de camomille est utilisé depuis toujours comme remède universel.

Description Botanique:

La camomille noble est une plante sauvage de 10 à 30 cm de hauteur, cultivé, les feuilles sont découpées, plumeuses et recouvertes de poils. Les fleurs sont regroupées en capitules, blanches, jaunes au centre.

La camomille noble est une plante sauvage. Celle ci mesure de 10 à 30 cm de hauteur. Les feuilles de cette plante sont plumeuses mais aussi toutes recouvertes de poils. On les cultives d’ailleurs pour faire des huiles essentielles bio. De plus, les fleurs se regroupent en capitules. Elles sont de couleur blanche mais aussi jaunes au centre. Découvrez donc l’huile essentielle de camomille romaine bio. Un voyage des sens Mais aussi de l’esprit. En effet, son parfum vous transporte en pleine nature. Riche en bienfaits naturels, elle est aussi très utiles dans votre quotidien.

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Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Une anxiété qui s’installe, des douleurs digestives persistantes ou une gêne respiratoire justifient une consultation : l’aromathérapie ne remplace pas la prise en charge d’un trouble constitué.

Une présence ancienne dans la matière médicale

Le Traité rappelle que la camomille romaine figure parmi les plusieurs dizaines d’huiles essentielles mentionnées par le médecin allemand Michael Ernst Ettmüller dans sa Pratique générale de la médecine de tout le corps humain, à la Renaissance, aux côtés de la zédoaire et du carvi.

Molécules actives et mécanismes d’action

Les esters : antispasmodique et apaisant

Le Traité range la camomille romaine parmi les huiles essentielles à esters, notamment dans le chapitre respiratoire où il la présente comme « apaisante, antispasmodique ». C’est ce profil ester qui revient d’un chapitre à l’autre : antispasmodique, anti-inflammatoire douce, sédative. L’ouvrage ne donne aucun pourcentage de composition pour cette huile.

Action sur le tonus vasculaire

Dans le chapitre cardiovasculaire, le Traité place la camomille noble parmi les huiles essentielles vasorelaxantes et décrit deux mécanismes : une action directe sur les muscles lisses vasculaires par inhibition du calcium, et une action endothéliale via la stimulation de la production de monoxyde d’azote (NO).

Note de lecture importante. La référence bibliographique associée par le Traité à ce mécanisme (Zeggwagh et al., 2013) porte, d’après son titre même, sur un extrait aqueux de Chamaemelum nobile, étudié in vitro chez le rat. Il ne s’agit donc ni de l’huile essentielle, ni d’un essai chez l’humain. Ce mécanisme vasculaire doit être lu comme une piste pharmacologique préclinique, non comme un effet démontré de l’huile essentielle chez la personne.

Action parasympathicotonique

Le Traité indique que des études ont montré que l’inhalation de camomille romaine augmente l’activité parasympathique et réduit les symptômes d’anxiété. C’est, dans l’ouvrage, l’affirmation la plus directe concernant cette huile. Les références précises de ces études ne sont pas détaillées dans le passage cité.

Ce que montrent les études, système par système

Système nerveux

Outre l’effet parasympathicotonique ci-dessus, le Traité cite la camomille romaine (sous son synonyme Anthemis nobilis) parmi les huiles essentielles anxiolytiques les plus populaires, aux côtés de la lavande vraie, de la rose, de l’orange douce, de la bergamote, du citron, du bois de santal, de la sauge sclarée et du géranium rosat. Elle apparaît également dans la section consacrée au système nerveux autonome.

Système digestif

C’est le chapitre qui la mentionne le plus souvent. Le Traité lui attribue des propriétés anti-inflammatoire, antispasmodique et sédative, et la qualifie d’« anti-inflammatoire douce » dans son résumé. Elle est citée pour :

  • l’œsophagite ;
  • l’ulcère gastro-duodénal, où l’ouvrage indique que ses propriétés antispasmodiques et anti-inflammatoires peuvent apaiser les douleurs gastriques ;
  • le syndrome de Zollinger-Ellison, avec une visée antispasmodique et apaisante ;
  • la maladie cœliaque, où le Traité écrit qu’elle est utilisée traditionnellement et qu’elle pourrait aider à soulager les symptômes digestifs ;
  • la diverticulose et la diverticulite : l’ouvrage précise ici que des études suggèrent que la camomille peut aider à réduire l’inflammation intestinale et à apaiser les douleurs abdominales, bien que des recherches spécifiques sur la diverticulite soient nécessaires ;
  • la péritonite, où elle est simplement citée.

Le conditionnel et les réserves ci-dessus sont ceux du Traité : aucune de ces indications digestives ne s’appuie, dans l’ouvrage, sur un essai clinique identifié.

Système respiratoire

Le Traité inscrit la camomille romaine dans deux listes d’huiles essentielles recommandées :

  • Bronchites : « antispasmodique et apaisante », aux côtés de l’eucalyptus radié, de la lavande vraie et de la marjolaine à coquilles ;
  • Pneumonie : citée pour ses esters, « apaisante, antispasmodique », avec l’inule odorante et le cyprès toujours vert.

Ces mentions sont des recommandations d’usage de l’ouvrage, sans étude associée dans le passage cité.

Système cardiovasculaire

Au-delà du mécanisme vasorelaxant décrit plus haut, la camomille noble figure dans la section « hyperémie et régulation vasculaire » et dans celle consacrée aux varices, où elle est listée avec la lavande, le romarin à cinéole et l’hélichryse.

Synergies documentées

  • Synergie du système digestif : la camomille noble apparaît dans une formule complète d’huiles essentielles pondérées, organisée par paliers de pourcentage ; elle y figure au palier de 5 %, avec le carvi. Ce palier ne constitue qu’une partie de la formule.
  • Synergie pour troubles anxieux et du sommeil : la camomille noble est l’un des composants de cette formule proposée par le Traité.

Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Plante de la famille des Asteraceae : prudence en cas d’allergie connue aux composées (armoise, ambroisie, chrysanthème, arnica).
  • Dilution impérative dans une huile végétale pour toute application cutanée, et test au pli du coude 24 à 48 heures avant un usage étendu.
  • Déconseillée à la femme enceinte ou allaitante, au nourrisson et au jeune enfant, sauf avis médical.
  • L’action vasculaire décrite par le Traité étant établie sur un extrait aqueux et non sur l’huile essentielle, elle ne justifie aucun usage autonome en cas de trouble vasculaire : un traitement antihypertenseur ou vasoactif en cours impose un avis médical.
  • En diffusion, éviter la présence de nourrissons, de jeunes enfants et de personnes asthmatiques.
  • Ne pas substituer cette huile à un traitement de l’anxiété, de l’ulcère ou d’une infection respiratoire en cours.

Ces précautions sont des éléments de référence externes au Traité, à valider par l’auteur.

Questions fréquentes

L’huile essentielle de camomille romaine agit-elle sur l’anxiété ?

Le Traité indique que des études ont montré que l’inhalation de camomille romaine augmente l’activité parasympathique et réduit les symptômes d’anxiété. L’ouvrage la range aussi parmi les huiles essentielles anxiolytiques les plus populaires et l’inscrit dans sa synergie « troubles anxieux et du sommeil ». Cela ne fait pas de cette huile un traitement de l’anxiété : un trouble anxieux installé relève d’un avis médical.

Camomille noble, camomille romaine, camomille allemande : quelle différence ?

Camomille noble et camomille romaine sont deux noms de la même plante, Chamaemelum nobile, dont Anthemis nobilis est le synonyme ancien. La camomille allemande, ou matricaire (Matricaria recutita), est une espèce différente, avec une composition et des usages distincts. Le nom latin de l’étiquette est le seul repère fiable au moment de l’achat.

La camomille noble fait-elle baisser la tension artérielle ?

Le Traité décrit un mécanisme vasorelaxant — inhibition du calcium sur les muscles lisses et stimulation de la production de monoxyde d’azote. Mais la référence citée porte sur un extrait aqueux de la plante, étudié in vitro chez le rat, et non sur l’huile essentielle chez l’humain. Aucun effet sur la tension artérielle d’une personne ne peut en être déduit ; un traitement en cours ne doit jamais être modifié sans avis médical.

Peut-on utiliser la camomille romaine pour les troubles digestifs ?

Le Traité la cite pour l’œsophagite, l’ulcère gastro-duodénal, la maladie cœliaque et la diverticulite, avec des propriétés antispasmodique, anti-inflammatoire et sédative. L’ouvrage emploie toutefois le conditionnel et note que des recherches spécifiques restent nécessaires. Ce sont des attributions de propriétés et un usage traditionnel, non des résultats d’essais cliniques.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Pour apprendre à distinguer un résultat obtenu sur un extrait de plante d’un résultat obtenu sur l’huile essentielle — une confusion fréquente dans la littérature aromatique — consultez nos formations.

Sources scientifiques

  1. Zeggwagh NA, Michel JB, Eddouks M. Vascular effects of aqueous extract of Chamaemelum nobile: in vitro pharmacological studies in rats. Clin Exp Hypertens. 2013;35(3):200-6. doi: 10.3109/10641963.2012.712179. Epub 2012 Aug 6. PMID: 22866985.

Les autres travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres consacrés aux systèmes digestif, respiratoire et nerveux du Traité.

Où se procurer cette huile essentielle ? L’huile essentielle de Camomille noble est disponible chez notre partenaire ÔmSens, maison spécialisée en huiles essentielles biologiques HEBBD.

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CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.