Bois de Hô

Nom latin:

Cinnamomum camphora L.

Autre Nom:

Camphrier Arbre à camphre Bois de Shiu Laurier de Chine

Origine:

Chine, Taiwan, Japon

Partie de la plante extraite:

Feuilles

Famille:

BOTANIQUE

Lauraceae

MOLECULAIRE

camphre, 1,8 cinéol

BIOCHIMIQUE

Cétone, oxyde terpènique

ENERGETIQUE

Huile essentielle positivante, énergisante

OLFACTIVE

Fraiche, douce

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

bois de rose, rose, géranium rosat, carotte

HISTORIQUE

NC

Description Botanique:

Arbre de taille moyenne. Ses feuilles sont épaisses tu longues de 10 cm qui dégagent une forte odeur lorsqu’on les froisses.

Découvrez aussi l’huile essentielle de bois de Hô. Le bois de Hô est donc un arbre de taille moyenne. Ses feuilles sont quant à elles épaisses. Elle sont aussi très longues. Elles peuvent en effet atteindre jusque’à 10 cm de longueur ! De plus, elles dégagent une forte odeur lorsqu’on les froisses. Découvrez donc l’huile essentielle pure HEBB du bois de Hô. Un voyage en forêt aux odeurs naturelles et surtout fortement parfumées.

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Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Le point essentiel à retenir ici est de nature pratique : ne jamais acheter une huile essentielle de Cinnamomum camphora sans son chémotype. Le chémotype camphre est décrit dans le Traité comme neurotoxique et hépatotoxique, en particulier à fortes doses, alors que le bois de Hô en est chimiquement très éloigné.

Comprendre les chémotypes de Cinnamomum camphora

C’est la clé de lecture de cette fiche. Une même espèce peut produire, selon son origine et son écotype, des huiles essentielles dominées par des molécules différentes. Le Traité en mentionne cinq pour Cinnamomum camphora :

  • CT linalol — le bois de Hô, objet de cette fiche.
  • CT cinéole — le ravintsara, riche en 1,8-cinéole, cité dans les chapitres respiratoire et immunitaire.
  • CT camphre — le camphrier, cité au titre de la bornéone (camphre).
  • CT bornéol — cité parmi les sources de bornéol et pour son potentiel neuroactif.
  • CT nérolidol — décrit dans l’ouvrage comme un chémotype rare.

Une donnée établie pour le ravintsara ne dit rien du bois de Hô, et inversement. Les mentions qui suivent sont donc rigoureusement attribuées à leur chémotype.

Molécules actives et mécanismes d’action

Le linalol

C’est la molécule qui définit le bois de Hô. Le Traité le range, avec d’autres huiles à linalol et acétate de linalyle, dans la section consacrée à l’hypertension artérielle du chapitre cardiovasculaire. L’extrait se limite à cette mention de liste : aucune étude propre au bois de Hô sur la pression artérielle n’y figure.

Le β-caryophyllène

Le bois de Hô est cité comme source de ce sesquiterpène dans le chapitre consacré aux molécules actives sur le système immunitaire. L’extrait ne détaille pas les travaux correspondants.

Le terpinène-4-ol

Ce monoterpénol est également rattaché au bois de Hô dans le même chapitre, aux côtés du chémotype cinéole. Là encore, il s’agit d’une mention de source moléculaire et non d’un effet démontré pour cette huile.

Ce que montrent les études, système par système

Système immunitaire

C’est le seul chapitre où le bois de Hô est cité en tant que tel, à deux reprises :

  • parmi les huiles rangées sous l’intitulé immunosuppresseurs modulateurs et régulateurs ;
  • parmi celles évoquées au titre des allergies et hypersensibilités (rhinites, asthme, eczéma).

Ces deux mentions constituent des classements du Traité, pas des résultats d’étude : l’extrait ne rapporte, pour le bois de Hô, aucune donnée clinique, aucune donnée animale et aucune donnée in vitro chiffrée. C’est une limite qu’il faut énoncer clairement plutôt que la combler.

Système cardiovasculaire

Le bois de Hô figure dans la liste des huiles à linalol et acétate de linalyle du chapitre sur l’hypertension artérielle. Aucun résultat ne lui est attribué en propre dans l’extrait.

Ce qui concerne d’autres chémotypes, et non le bois de Hô

Ces éléments sont rapportés ici parce qu’ils apparaissent sous la même espèce botanique dans l’ouvrage, et qu’ils sont souvent attribués à tort au bois de Hô :

  • Ravintsara (CT cinéole). Il est cité pour la rhinite virale, la sinusite aiguë, les bronchites — comme antivirale et immunostimulante —, dans une synergie contre les pathologies respiratoires de type infectieux et parmi les huiles antivirales et antibactériennes du chapitre immunitaire. Un essai contrôlé randomisé rapporté par le Traité a montré que l’inhalation d’un mélange d’huiles essentielles de ravintsara, d’encens oliban et de bois de santal soulageait les symptômes subjectifs, améliorait la qualité de vie liée à la maladie et réduisait la fatigue chez des patients adultes atteints de rhinite allergique persistante, et pourrait également améliorer la qualité du sommeil. L’effet observé est celui du mélange entier.
  • Chémotype 1,8-cinéole et carcinose péritonéale. Associée à Artemisia herba-alba, cette huile a démontré une activité anti-mutagène notable, suggérant un potentiel dans la prévention des mutations cellulaires associées au cancer. Le Traité emploie le conditionnel, qui doit être conservé : il ne s’agit en aucun cas d’un effet anticancéreux établi.
  • Chémotype camphre. Il est cité au titre de la bornéone dans le chapitre respiratoire, et figure parmi les huiles essentielles à éviter en cas d’insuffisance hépatique.
  • Chémotype bornéol. Cité parmi les sources de bornéol et dans la section « potentiel neuroactif » du chapitre nerveux.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Vérifier le chémotype sur l’étiquette. « Cinnamomum camphora » sans mention de chémotype ne permet pas de savoir ce que contient le flacon. C’est la précaution la plus importante pour cette espèce.
  • Ne pas confondre avec le camphrier. Le Traité indique que le camphre est connu pour ses effets neurotoxiques et hépatotoxiques, en particulier à fortes doses, et range l’huile essentielle de camphre parmi celles à éviter en cas d’insuffisance hépatique. Cette mise en garde vise le chémotype camphre.
  • Diluer dans une huile végétale avant toute application cutanée et réaliser un test de tolérance au pli du coude avant un premier usage.
  • Le linalol est un allergène cutané reconnu et déclaré à l’étiquetage : une sensibilisation est possible, en particulier sur une huile oxydée. Un flacon ancien ou mal conservé est plus irritant.
  • Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, le nourrisson et le jeune enfant, sauf avis médical.
  • Les mentions du Traité relatives aux allergies et à l’immunomodulation sont des classements, non des preuves d’efficacité : une rhinite allergique, un asthme ou un eczéma relèvent d’un suivi médical.

Questions fréquentes

Bois de Hô et ravintsara, est-ce la même huile essentielle ?

Non, malgré un nom botanique identique. Ce sont deux chémotypes de Cinnamomum camphora : le bois de Hô est le chémotype linalol, distillé à partir du bois ; le ravintsara est le chémotype 1,8-cinéole. Leurs compositions et leurs usages diffèrent, et les données du Traité sur les infections respiratoires concernent le ravintsara, pas le bois de Hô.

L’huile essentielle de bois de Hô est-elle toxique pour le foie ?

La mise en garde hépatique du Traité vise l’huile essentielle de camphre, c’est-à-dire le chémotype camphre de Cinnamomum camphora, décrit comme neurotoxique et hépatotoxique en particulier à fortes doses et rangé parmi les huiles à éviter en cas d’insuffisance hépatique. Le bois de Hô est un chémotype à linalol, chimiquement distinct. C’est précisément pour cela que la mention du chémotype sur l’étiquette est indispensable.

Que dit le Traité sur le bois de Hô et les allergies ?

Il le cite parmi les huiles essentielles évoquées au titre des allergies et hypersensibilités — rhinites, asthme, eczéma — et parmi celles rangées comme immunosuppresseurs modulateurs ou régulateurs. Ce sont des classements de l’ouvrage, sans étude détaillée dans l’extrait disponible. Aucune donnée clinique n’est rapportée pour cette huile sur ce terrain.

Le bois de Hô contient-il du camphre ?

Le chémotype désigne la molécule dominante : pour le bois de Hô, c’est le linalol. Le Traité ne fournit aucun pourcentage de composition pour cette huile, et il ne faut pas en inventer. Ce que l’on peut dire, c’est que le bois de Hô et le camphrier sont traités dans l’ouvrage comme deux huiles distinctes, avec des mises en garde qui ne s’appliquent pas de la même façon.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle est volontairement brève : l’ouvrage cite abondamment Cinnamomum camphora, mais l’essentiel de ces mentions concerne d’autres chémotypes que le bois de Hô. Pour apprendre à lire un chémotype, à ne pas transférer une donnée d’une huile à une autre sous prétexte de nom latin commun, et à replacer chaque mention dans son niveau de preuve, consultez nos formations.

Sources scientifiques

Les travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Huiles essentielles et système immunitaire », « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système respiratoire » et « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système digestif » du Traité.

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CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.