Découvrez aussi l’huile essentielle de bois de Hô. Le bois de Hô est donc un arbre de taille moyenne. Ses feuilles sont quant à elles épaisses. Elle sont aussi très longues. Elles peuvent en effet atteindre jusque’à 10 cm de longueur ! De plus, elles dégagent une forte odeur lorsqu’on les froisses. Découvrez donc l’huile essentielle pure HEBB du bois de Hô. Un voyage en forêt aux odeurs naturelles et surtout fortement parfumées.
Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.
Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Le point essentiel à retenir ici est de nature pratique : ne jamais acheter une huile essentielle de Cinnamomum camphora sans son chémotype. Le chémotype camphre est décrit dans le Traité comme neurotoxique et hépatotoxique, en particulier à fortes doses, alors que le bois de Hô en est chimiquement très éloigné.
C’est la clé de lecture de cette fiche. Une même espèce peut produire, selon son origine et son écotype, des huiles essentielles dominées par des molécules différentes. Le Traité en mentionne cinq pour Cinnamomum camphora :
Une donnée établie pour le ravintsara ne dit rien du bois de Hô, et inversement. Les mentions qui suivent sont donc rigoureusement attribuées à leur chémotype.
C’est la molécule qui définit le bois de Hô. Le Traité le range, avec d’autres huiles à linalol et acétate de linalyle, dans la section consacrée à l’hypertension artérielle du chapitre cardiovasculaire. L’extrait se limite à cette mention de liste : aucune étude propre au bois de Hô sur la pression artérielle n’y figure.
Le bois de Hô est cité comme source de ce sesquiterpène dans le chapitre consacré aux molécules actives sur le système immunitaire. L’extrait ne détaille pas les travaux correspondants.
Ce monoterpénol est également rattaché au bois de Hô dans le même chapitre, aux côtés du chémotype cinéole. Là encore, il s’agit d’une mention de source moléculaire et non d’un effet démontré pour cette huile.
C’est le seul chapitre où le bois de Hô est cité en tant que tel, à deux reprises :
Ces deux mentions constituent des classements du Traité, pas des résultats d’étude : l’extrait ne rapporte, pour le bois de Hô, aucune donnée clinique, aucune donnée animale et aucune donnée in vitro chiffrée. C’est une limite qu’il faut énoncer clairement plutôt que la combler.
Le bois de Hô figure dans la liste des huiles à linalol et acétate de linalyle du chapitre sur l’hypertension artérielle. Aucun résultat ne lui est attribué en propre dans l’extrait.
Ces éléments sont rapportés ici parce qu’ils apparaissent sous la même espèce botanique dans l’ouvrage, et qu’ils sont souvent attribués à tort au bois de Hô :
Non, malgré un nom botanique identique. Ce sont deux chémotypes de Cinnamomum camphora : le bois de Hô est le chémotype linalol, distillé à partir du bois ; le ravintsara est le chémotype 1,8-cinéole. Leurs compositions et leurs usages diffèrent, et les données du Traité sur les infections respiratoires concernent le ravintsara, pas le bois de Hô.
La mise en garde hépatique du Traité vise l’huile essentielle de camphre, c’est-à-dire le chémotype camphre de Cinnamomum camphora, décrit comme neurotoxique et hépatotoxique en particulier à fortes doses et rangé parmi les huiles à éviter en cas d’insuffisance hépatique. Le bois de Hô est un chémotype à linalol, chimiquement distinct. C’est précisément pour cela que la mention du chémotype sur l’étiquette est indispensable.
Il le cite parmi les huiles essentielles évoquées au titre des allergies et hypersensibilités — rhinites, asthme, eczéma — et parmi celles rangées comme immunosuppresseurs modulateurs ou régulateurs. Ce sont des classements de l’ouvrage, sans étude détaillée dans l’extrait disponible. Aucune donnée clinique n’est rapportée pour cette huile sur ce terrain.
Le chémotype désigne la molécule dominante : pour le bois de Hô, c’est le linalol. Le Traité ne fournit aucun pourcentage de composition pour cette huile, et il ne faut pas en inventer. Ce que l’on peut dire, c’est que le bois de Hô et le camphrier sont traités dans l’ouvrage comme deux huiles distinctes, avec des mises en garde qui ne s’appliquent pas de la même façon.
Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle est volontairement brève : l’ouvrage cite abondamment Cinnamomum camphora, mais l’essentiel de ces mentions concerne d’autres chémotypes que le bois de Hô. Pour apprendre à lire un chémotype, à ne pas transférer une donnée d’une huile à une autre sous prétexte de nom latin commun, et à replacer chaque mention dans son niveau de preuve, consultez nos formations.
Les travaux cités sont référencés dans les bibliographies des chapitres « Huiles essentielles et système immunitaire », « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système respiratoire » et « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système digestif » du Traité.
Où se procurer cette huile essentielle ? L’huile essentielle de Bois de Hô est disponible chez notre partenaire ÔmSens, maison spécialisée en huiles essentielles biologiques HEBBD.
Lien commercial. L’École des huiles essentielles est partenaire d’ÔmSens.