l’anis vert est une plante herbacée annuelle de 50 cm de hauteur. Ses fleurs sont blanches et se regroupent en ombelles. Elles apparaissent en été. Aussi, les feuilles sont vertes, alternes, longuement pétiolées et composées de trois folioles. Les fleurs sont petites mais aussi blanches. Elle se regroupent en ombelles. Les fruits sont quant à eux des graines très parfumées, de couleur grise verdâtre. La plante se sèche pour alors récupérer le fruit.
L’anis vert s’utilise depuis l’Antiquité, tant pour ses propriétés médicinales que pour son intérêt culinaire. Il s’utilise depuis 4 000 ans dans la médecine traditionnelle iranienne. L’anis vert est également dans la Bible, où il se considère comme une épice pouvant servir à payer les impôts.
Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.
Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Des ballonnements persistants, s’aggravant, ou accompagnés d’une perte de poids, de sang dans les selles ou d’un changement durable du transit ne relèvent pas de l’automédication : ils imposent une consultation médicale.
Le Traité attribue à l’huile essentielle d’anis des propriétés antispasmodiques. Dans le contexte digestif, cette notion désigne la capacité à réduire les contractions excessives de la musculature lisse intestinale. Ces contractions désordonnées sont l’un des mécanismes centraux de l’inconfort ressenti dans le syndrome de l’intestin irritable : elles participent aux douleurs, aux crampes et à la sensation de tension abdominale. L’ouvrage ne détaille pas, dans ce passage, la molécule ni la voie pharmacologique responsables de cet effet.
La seconde propriété rapportée est l’effet carminatif, c’est-à-dire l’aptitude à faciliter l’évacuation des gaz intestinaux et à en limiter l’accumulation. Le Traité indique explicitement que cette propriété aide à réduire les gaz intestinaux. Antispasmodique et carminatif se complètent logiquement : une musculature moins spasmée laisse mieux progresser le contenu gazeux, et un volume gazeux moindre distend moins la paroi intestinale.
Le Traité rapporte une étude clinique ayant comparé l’efficacité de l’huile essentielle d’anis à celle de l’huile essentielle de menthe poivrée chez des patients atteints du syndrome de l’intestin irritable. Cette étude a montré une amélioration significative des symptômes avec l’anis.
Trois précisions méritent d’être apportées pour lire correctement ce résultat. D’abord, le comparateur est l’huile essentielle de menthe poivrée, et non un placebo : l’ouvrage ne mentionne aucun bras placebo dans cette étude. Ensuite, il s’agit bien d’une étude clinique, donc menée chez l’humain, ce qui la distingue des nombreux travaux précliniques cités ailleurs dans le Traité. Enfin, l’ouvrage ne précise ni l’effectif, ni la durée, ni les critères de jugement retenus, ni la voie d’administration employée. La portée de ce résultat isolé ne doit donc pas être surestimée.
C’est là l’unique donnée d’étude que le Traité rapporte pour l’huile essentielle d’anis vert. Aucun autre système — nerveux, respiratoire, cardiovasculaire, immunitaire — n’est documenté pour cette huile dans l’ouvrage.
Le passage du Traité consacré à l’anis vert ne comporte aucune section de précautions. Les éléments qui suivent relèvent des règles générales de prudence en aromathérapie et non de l’ouvrage.
Le Traité la cite précisément dans sa section consacrée aux ballonnements et aux gaz, en lui reconnaissant des propriétés antispasmodiques et carminatives qui aident à réduire les gaz intestinaux. Une étude clinique chez des patients atteints du syndrome de l’intestin irritable a montré une amélioration significative des symptômes avec l’anis. C’est une donnée encourageante mais isolée, et l’ouvrage n’en détaille pas la méthodologie.
C’est exactement la comparaison qu’a menée l’étude clinique rapportée par le Traité, qui a opposé l’huile essentielle d’anis à celle de menthe poivrée chez des patients souffrant de ce syndrome, avec une amélioration significative des symptômes du côté de l’anis. L’ouvrage ne fournit toutefois ni effectif, ni durée, ni critères de jugement, ce qui empêche de trancher fermement entre les deux huiles sur cette seule base.
Le Traité ne la donne pas dans le passage consacré à cette huile, et cette fiche s’interdit d’avancer des molécules ou des proportions qui n’y figurent pas. L’ouvrage se limite à décrire deux propriétés fonctionnelles, antispasmodique et carminative, sans les rattacher à un constituant identifié. Un profil chromatographique fourni par le producteur reste la seule source fiable pour un lot donné.
Le Traité ne traite pas de la toxicité de cette huile dans le passage disponible, et cette fiche ne peut donc rien en dire sur la base de l’ouvrage. Les règles générales s’appliquent : éviction pendant la grossesse et l’allaitement, chez le nourrisson et le jeune enfant, dilution obligatoire sur la peau, test cutané préalable, et avis médical en cas de traitement en cours ou d’antécédent convulsif.
Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique, chapitre consacré à l’étude scientifique de l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système digestif, section relative au côlon et au rectum. Pour approfondir l’usage raisonné des huiles essentielles dans les troubles fonctionnels intestinaux, consultez nos formations.
Les travaux cités sont référencés dans la bibliographie du chapitre « Étude scientifique sur l’utilisation des huiles essentielles dans les pathologies du système digestif » du Traité.
Où se procurer cette huile essentielle ? L’huile essentielle de Anis vert est disponible chez notre partenaire ÔmSens, maison spécialisée en huiles essentielles biologiques HEBBD.
Lien commercial. L’École des huiles essentielles est partenaire d’ÔmSens.