Eucalyptus citronnée bio

Nom latin:

Eucalyptus citriodora

Autre Nom:

N.C.

Origine:

Madagascar, Brésil

Partie de la plante extraite:

Feuilles

Famille:

BOTANIQUE

Myrtaceae

MOLECULAIRE

citronnellal 70%citronnellol 5%

BIOCHIMIQUE

Aldéhydes terpéniques, monoterpénol

ENERGETIQUE

Huile essentielle négativante, apaisante

OLFACTIVE

Frais, citronnée

EN SYNERGIE AVEC LES HUILES ESSENTIELLES:

gaulthérie, romarin à camphre, menthe poivrée, lavande aspic pour la sphère musculaire et citronnelle, géranium rosat pour la sphère cutannée

HISTORIQUE

NC

Description Botanique:

arbre de 25 m à 30 m de haut, écorce blanc rosé. Les feuilles, lorsqu’on les froisses, ont une odeur citronnée marqué, due au citronellal. Elles sont alternes (10 à 15 cm) et étroites (1 à 2 cm), effilées aux extrémités.

L’Eucalyptus citronnée bio est un arbre de 25 m à 30 m de haut. Son écorce est blanc rosé. Les feuilles, lorsqu’on les froisses, ont aussi une odeur citronnée marqué. Cette odeur est due grâce au citronellal. De plus, elles sont alternes (10 à 15 cm) et étroites (1 à 2 cm), effilées aux extrémités.

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Ce que dit la recherche scientifique

Cette section est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique. Elle rassemble les mécanismes moléculaires, les études disponibles et les références publiées concernant cette huile essentielle.

Avertissement. Cette page a une vocation pédagogique. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un substitut à un avis médical. Une douleur neuropathique, une névralgie persistante ou toute douleur chronique nécessitent un diagnostic médical : elles peuvent révéler une cause qui doit être identifiée et traitée pour elle-même.

Ne pas confondre. L’eucalyptus citronné n’est ni la citronnelle (Cymbopogon), ni la verveine citronnée, ni le citron. Ces huiles partagent une note odorante citronnée et, pour certaines, des molécules voisines, mais ce sont des plantes différentes aux usages distincts. L’eucalyptus citronné se distingue également de l’eucalyptus radié et de l’eucalyptus globuleux, riches en 1,8-cinéole : lui est riche en citronellal, et ne relève pas du même registre d’emploi.

Molécules actives et mécanismes d’action

Note de lecture. Les effets analgésiques et anti-inflammatoires que le Traité rapporte pour cette huile proviennent de travaux sur modèles animaux, explicitement menés chez le rat pour l’un d’entre eux. L’étude sur Legionella pneumophila porte, elle, sur la formation de biofilms bactériens : c’est un travail de laboratoire, non un essai chez l’humain. Aucun essai clinique humain n’est rapporté pour cette huile dans les passages disponibles.

Le citronellal

C’est la molécule dominante et la signature de cette huile. Le Traité indique qu’elle en est riche, jusqu’à 80 %, et lui attribue des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et spasmolytiques. L’ouvrage le classe, dans son chapitre immunitaire, parmi les aldéhydes terpéniques, et cite l’eucalyptus citronné comme plante source de référence.

Le mécanisme que le Traité avance est explicite : le citronellal agirait en inhibant les médiateurs pro-inflammatoires tels que les prostaglandines et les cytokines, réduisant ainsi l’inflammation et la douleur. Ce mécanisme est intéressant parce qu’il relie directement les deux effets : dans une douleur d’origine inflammatoire, les prostaglandines abaissent le seuil de déclenchement des fibres nociceptives. Agir sur leur production, c’est agir en même temps sur l’inflammation et sur la sensibilisation douloureuse, plutôt que de masquer seulement la sensation.

Le citronellol et le géraniol

Le Traité signale que l’huile contient également du citronellol et du géraniol, et indique que ces deux molécules contribuent à ses effets, sans détailler leur mécanisme propre ni leur proportion. Ces deux monoterpénols expliquent en partie sa note odorante rosée et citronnée.

L’effet anti-nociceptif des citrals

Le Traité consacre, dans son chapitre nerveux, une section à l’effet anti-nociceptif des citrals, et y cite l’eucalyptus citronné. La nociception désigne la détection et la transmission du message douloureux ; un effet anti-nociceptif correspond donc à une action sur cette transmission, en amont de la perception consciente de la douleur. L’huile est également citée dans la synergie que l’ouvrage propose pour les douleurs chroniques et la nociception.

Ce que montrent les études, système par système

Système nerveux : névralgies et neuropathies inflammatoires

C’est la section la mieux documentée pour cette huile. Le Traité y rapporte deux travaux, tous deux précliniques.

Le premier : une étude a montré que l’huile essentielle d’eucalyptus citronné possède des effets analgésiques et anti-inflammatoires significatifs, en inhibant l’œdème induit par la carraghénine et la migration des neutrophiles chez le rat. Le modèle mérite d’être expliqué, car il est très utilisé : l’injection de carraghénine provoque une inflammation locale reproductible, dont on mesure le gonflement. Inhiber à la fois cet œdème et l’afflux de neutrophiles — les premières cellules immunitaires recrutées sur un site inflammatoire — traduit une action sur le déroulement même de la réaction inflammatoire, et pas seulement sur son ressenti.

Le second : une autre recherche a révélé que l’huile essentielle d’eucalyptus citronné et son composant principal, le citronellal, ont des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques sur des modèles animaux. Ce travail présente l’intérêt d’avoir testé conjointement l’huile entière et sa molécule principale, ce qui permet de rattacher l’effet observé au citronellal.

Ces deux résultats sont convergents et cohérents avec le mécanisme décrit. Ils restent cependant entièrement précliniques : ni l’un ni l’autre n’a été obtenu chez l’humain, et le Traité ne rapporte aucun essai clinique sur cette indication.

Système respiratoire : pathologies bactériennes

Le Traité rapporte une étude ayant exploré l’effet combiné des huiles essentielles de tea tree (Melaleuca alternifolia) et d’eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) sur la formation de biofilms de L. pneumophila. Les résultats ont indiqué que la combinaison de ces huiles avait un effet synergique, inhibant efficacement la formation de biofilms à des concentrations plus faibles que lorsqu’elles étaient utilisées séparément.

C’est ici la définition même de la synergie qui est documentée : l’association fait mieux que chacune des huiles prise isolément, et la comparaison est bien celle-là — chaque huile seule, et non un placebo. Il faut souligner la nature de ce travail : il porte sur des biofilms bactériens, ces communautés adhérentes qui colonisent notamment les réseaux d’eau. Il s’agit d’un résultat de laboratoire, relevant de la microbiologie et de la lutte contre l’adhésion bactérienne, et non d’une donnée de traitement de la légionellose chez un patient.

L’huile est par ailleurs citée dans la section sur la rhinite virale, sans étude associée.

Système immunitaire

Le Traité cite l’eucalyptus citronné dans sa section relative aux actions anti-inflammatoires et antioxydantes, aux côtés de la mélisse et de la verveine citronnée. Cette mention le rattache à un groupe fonctionnel, sans donnée expérimentale propre rapportée dans ce passage.

Système cardiovasculaire

Dans sa section sur l’athérosclérose, l’ouvrage nomme l’eucalyptus citronné, associé à la citronnelle, parmi les huiles essentielles aux effets anti-athérosclérotiques potentiels. Le mot employé par le Traité est bien celui-là : il s’agit d’un potentiel évoqué, et non d’un effet établi. Aucune étude n’est rapportée à l’appui de cette mention.

Synergies documentées

Deux associations sont citées par l’ouvrage. La première, documentée par une étude, est la synergie avec le tea tree sur les biofilms de Legionella pneumophila, décrite ci-dessus. La seconde est la participation de l’eucalyptus citronné à la synergie proposée pour les douleurs chroniques et la nociception, dans le chapitre nerveux du Traité. Cette seconde formule est une proposition d’application de l’auteur, non le résultat d’un essai. Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Précautions d’emploi et contre-indications

  • Les aldéhydes terpéniques, dont le citronellal est ici largement majoritaire, sont irritants pour la peau et les muqueuses à l’état pur. Une dilution dans une huile végétale est indispensable, et l’application pure est à proscrire.
  • Un test cutané au pli du coude, sur préparation diluée, doit précéder tout usage, avec observation pendant vingt-quatre à quarante-huit heures. Le citronellal et le géraniol figurent parmi les composants allergènes à déclaration obligatoire en cosmétique.
  • Usage déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, chez le nourrisson et le jeune enfant, sauf avis médical explicite.
  • Éviter le contact avec les yeux, les muqueuses et les zones de peau lésée. En cas de projection oculaire, rincer abondamment avec une huile végétale et non avec de l’eau.
  • Une douleur neuropathique ou une névralgie durable impose un diagnostic médical. Consultez en cas de douleur persistante, de perte de sensibilité, de déficit moteur, de douleur nocturne intense ou d’extension progressive des symptômes.
  • La légionellose est une infection pulmonaire grave relevant d’un traitement antibiotique en urgence. Les données sur les biofilms ne concernent en rien la prise en charge d’un patient infecté.
  • Les modalités d’application relèvent d’un usage encadré par un professionnel formé et sont détaillées dans l’ouvrage.

Questions fréquentes

À quoi sert l’huile essentielle d’eucalyptus citronné selon le Traité ?

L’ouvrage la situe principalement du côté de la douleur inflammatoire : il la cite dans sa section sur les névralgies et neuropathies inflammatoires, dans celle consacrée à l’effet anti-nociceptif des citrals, et dans sa synergie pour les douleurs chroniques. Il la mentionne aussi pour la rhinite virale, les pathologies bactériennes respiratoires et, à titre de potentiel, l’athérosclérose. Les données d’efficacité rapportées sont précliniques.

L’eucalyptus citronné contient-il vraiment 80 % de citronellal ?

Le Traité indique que cette huile est riche en citronellal « jusqu’à 80 % ». La formulation est importante : il s’agit d’un maximum, non d’une valeur constante. La composition réelle varie selon l’origine, la période de récolte et la distillation, et seul le profil chromatographique du lot acheté permet de la connaître. Le Traité ne donne pas de proportion pour le citronellol ni le géraniol.

L’eucalyptus citronné est-il efficace contre la douleur chez l’humain ?

Les données rapportées ne permettent pas de l’affirmer. Les deux travaux cités par le Traité sont précliniques : l’un montre une inhibition de l’œdème à la carraghénine et de la migration des neutrophiles chez le rat, l’autre décrit des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques sur des modèles animaux. Aucun essai clinique humain n’est rapporté. Ces résultats constituent une base plausible, pas une preuve d’efficacité chez le patient.

Eucalyptus citronné et eucalyptus radié, quelle différence ?

Leur composition les oppose. L’eucalyptus radié est riche en 1,8-cinéole, ce qui explique son emploi mucolytique et expectorant en sphère respiratoire. L’eucalyptus citronné est riche en citronellal, un aldéhyde terpénique, et le Traité le situe surtout du côté anti-inflammatoire et antalgique. Ce sont deux espèces distinctes, aux indications et aux précautions différentes : elles ne se substituent pas l’une à l’autre.

Pour aller plus loin

Cette fiche est extraite du Traité scientifique d’aromathérapie clinique, chapitres consacrés aux pathologies du système nerveux, du système respiratoire, du système cardiovasculaire et au système immunitaire. Pour approfondir la lecture des modèles précliniques et l’usage raisonné des huiles à aldéhydes, consultez nos formations.

Sources scientifiques

  1. Oder M, Piletić K, Fink R, Marijanović Z, Krištof R, Bićanić L, Tomić Linšak D, Gobin I. A synergistic anti-bacterial and anti-adhesion activity of tea tree (Melaleuca alternifolia) and lemon eucalyptus tree (Eucalyptus citriodora Hook) essential oils on Legionella pneumophila. Biofouling. 2024 Jan;40(1):54-63. doi: 10.1080/08927014.2024.2310482. Epub 2024 Feb 14. PMID: 38353250.
  2. Gbenou JD et al. (2013). Phytochemical composition of Cymbopogon citratus and Eucalyptus citriodora essential oils and their anti-inflammatory and analgesic properties on Wistar rats. Molecular Biology Reports, 40(2), 1127-1134. doi: 10.1016/j.jep.2003.09.007

Références reproduites telles qu’elles figurent dans les bibliographies du Traité.

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CONTRE INDICATION / PRECAUTION D'EMPLOI

Attention, les huiles essentielles sont des concentrées de molécules, leurs actions sont fortes, donc à fortes doses, elles peuvent être neurotoxiques, hépatotoxiques, abortives, photosensibilisantes, alors ne pas administrer aux bébés, femmes enceintes et enfant de moins de 3 ans sans l’avis d’un spécialiste (aromathérapeute). Respectez les doses physiologiques.